Chapitre 12

Aller en bas

Chapitre 12

Message  Admin le Jeu 11 Sep - 17:41

Chap 12 : La république conservatrice contesté

L’élargissement de l’assise républicaine

L’Eglise et la république : le ralliement

Avec la défaite du boulangisme, les royalistes ont essuyé un nouvel échec. De même, les socialistes se trouvent divisés, les blanquistes apportant leur soutien à Boulanger à l’inverse des broussistes. La IIIe rép trouve paradoxalement un nouveau souffle grâce au ralliement des catholiques : monarchistes, ils avaient très vite choisi de rejoindre Boulanger mais l’opération a échoué. L’encyclique « Rerum Novarum » du 15 Mai 1991 de Léon XIII appelle les catholiques a réformer la société ds un sens chrétien. Malgré le scepticisme ambiant, bcp de français se rallient à Rome. On distingue alors 3 mvts :
le ralliement des catholiques sociaux qui souhaitent rechristianiser le peuple plus que de lutter contre la république
les cathos conservateurs représentés par La Croix qui souhaitent créer un parti de défense religieuse catho de droite.
Les cathos qui souhaitent se rallier aux opportunistes (droite) pr constituer un grand parti conservateur et lutter contre le socialisme.

Le réveil de l’Eglise

Suite à l’entreprise de laïcisation de la société, l’Eglise catho se renouvelle, encadrant de nbreuses assoc, syndicats, développant l’école privée… et reste très implantée ds la protection sociale (infirmières…)

Des opportunistes aux progressistes

Aux législatives de 1893, les cathos ralliés aux opportunistes sont peu nbreux car ils préfèrent voter pr les républicains modérés : les progressistes. Csq : la majorité républicaine de droite modérée est renforcée, au détriment de la droite des opportunistes, et de la gauche.
Pourtant, en 92, la majorité a été secouée par la crise de Panama : Ferdinand de Lesseps, qui doit obtenir un vote favorable de la Chambre pour obtenir un prêt nécessaire au creusement du canal de Panama, achète des députés. De nbreux républicains comme Clemenceau ou Rouvier sont mouillés ds le scandale et le gvnmt doit démissioner laissant place à une nvlle génération de républicains.
On note également une montée des extrêmes : 600 000 voix socialistes, montée anarchisme + extrême droite…

Une politique conservatrice

Gonflé des voix catholiques et conservatrices, la république des progressistes n’a plus pour but de défendre la république, mais de défendre l’ordre social et d’endiguer la poussée socialistes et les radicaux, soupçonnés de sympathie pour l’extrême gauche. Jules Méline, président du conseil d’Avril 1896 à Juin 1898, symbolise parfaitement cette république conservatrice, faisant l’apologie du pt paysan prolétaire. La majorité rejette par exemple l’impôt sur le revenu, proposé par les radicaux. Le conservatisme de la république se traduit également dans la lutte contre les mouvements sociaux. Ainsi, l’armée réprime dans la violence de nbreuses grèves.
Les anarchistes, pour qui IIIe rep= défense de la bourgeoisie, organisent pslrs attentats, comme celui d’Auguste Vaillon, qui envoie une bombe ds l’hémicycle du palais Bourbon (1993), ou l’assassinat de Sadi Carnot le 24 Juin 1894 (^^)… En représailles, le gvnmt décide de faire voter des lois contre la provocation au vol, au meurtre, ou à l’incendie.
Concernant la religion, les progressistes n’applique les lois laïques qu’avec mollesse et laisse revenir ou se former des congrégations non autorisées.
Enfin, sur le plan international, la France républicaine se rapproche de la Russie dès1888 alors que le tsar est un véritable autocrate.

Les radicaux, gardiens de l’identité républicaine

Les radicaux, contrairement aux progressistes devenus conservateurs pour conserver le pvr, sont engagés en faveur de la démocratie depuis 1840. Dans les 1890’s,
une partie des radicaux modérés, acceptent de gouverner avec les progressistes et forment même des gouvernements, comme celui de Léon Bourgeois (1895), afin d’annihiler le glissement à droite.
Les autres, intransigeants, appartiennent au groupe radical socialiste.

Contrairement aux progressistes, ils sont très implantés au niveau local et régional. Petit à petit, ils gagnent du terrain, recueillant 27% des suffrages exprimés, soit 2 millions de personnes.

Une nouvelle opposition de gauche, socialiste et syndicaliste

L’idée qui consiste à voir le socialisme comme une horizon de la République Démocratique est ébranlée puisque c’est Thiers (centre gauche) qui a écrasé la commune. En France, la répression envers les organisations ouvrières qui reste très stricte entraîne la mise en place de différentes idéologies socialistes :
JJ Bamberet qui se contente de prêcher la mise en place de coopératives de production et de reconstruction syndicale.
Congrès de Marseille : Guesde (influence Marxiste) souhaite collectiviser les moyens de productions.

Csq : Naissance de la Fédération des Travailleurs Socialistes de France (FTSC). Mais elle se divise rapidement car il n’y a pas de consensus à propos de la collectivisation et dès Septembre 1882 la fédération éclate après avoir obtenu 1 siège aux élections. Les différents partis socialistes sont :
le Parti Ouvrier Français des guesdistes : 2000 militants aux éléctions de 1885 contre 17 000 à la fin du XIXe, soit la moitié des socialistes français. Cela est dû notamment à l’adhésion à la seconde internationale fondée en 1889.
Paul Brousse et les modérés restent ds la FTSC : ils rejettent le marxisme, respectent l’autonomie des syndicats, écartent la révolution politique préférant la conquête progressive+pacifique du pvr communal afin de municipaliser l’industrie pour en faire un service public. Enfin, ils s’éloignent des guesdistes qui ont adhéré à la seconde internationale, et se rapprochent des radicaux.
le Parti Ouvrier Socialiste Français de Jean Allemane. Ce parti est ds la vieille tradition révolutionnaire anti-bourgeois de 1789. Il rejette également le marxisme, est anticlérical et antimilitaire. Enfin, il considère le syndicat comme la meilleure arme du prolétariat.
Les anarchistes : opposés à la dictature du prolétariat marxiste, ils prônent un « non Etat ». Leur thèse : l’autorité détruite, la société pourra s’organiser dans une libre fédération des travailleurs, dans l’entraide et la solidarité. Leurs moyens d’actions sont la propagande, le terrorisme et les journaux ou brochures.
Socialisme « indépendant » : son but est de réunifier le socialisme. Il augmente ds les 90’s car la moitié des élus de la Chambre sont indépendants.

Avec 40 socialistes à la Chambre et de nbreuses mairies aux municipales de 1896, ils doivent s’unir. Millerand tente le 20 Mai 1996 une unification en conciliant les volontés : internationalisme et patriotisme, socialisation des moyens de pdtion.

Le Syndicalisme

La hausse des grèves des travailleurs induit une hausse du nbre de syndiqués ( 140m en 1890, 400m en 1894). Différentes conceptions du syndicalisme :
la Fédération des bourses (d’une fédération des syndicats de métiers ou d’industrie) considère le syndicat comme outil de la révolution sociale par le biais de la « grève générale » comme moyen d’émancipation.
Les guesdistes : syndicat subordonné au parti qui a le monopole de l’action politique.
Le mouvement syndical s’organise sans les guesdistes, notamment avec la création de la CGT en 1895. Ce syndicat est original puisqu’il se veut à la fois : politique (souhaitant conduire les ouvriers vers le socialisme) et revendicatif (journée de 8h). Sa finitude est de préparer au « Grand Soir », grève générale qui doit faire tomber le capitalisme et confier l’organisation de la société au syndicat. A la veille du XXe, la CGT compte 100m adhérents, càd bcp moins qu’en Allemagne ou en Italie. De par son orientation politique, la CGT constitue un nouvel obstacle au socialisme.

L’extrême droite contre la République

La fin du siècle voit la chute de la droite classique (bonapartistes et orléanistes=11% en 1895 conte 45% en 1885). La défaite de la France face à la Prusse autoritaire n’est pas attribuée qu’au système parlementaire, mais c’est à la démocratie en elle-même, à la société moderne, laïcisée, à la rationalité scientifique ; bref, au monde moderne. Cela se traduit par une France pessimiste qui traduit son idée de mal-être dans le terme de « décadence », dont les causes sont pêle-mêle : la République, le suffrage universel, les masses porteuses de violence, l’anarchisme, le socialisme et surtt les juifs.

L’antisémitisme

-Drumont : la France juive
- La Croix qui s’auto proclame « le journal le plus antisémite de France.
- Gobineau : Essai sur l’inégalité des races humaines qui montre la nocivité du métissage sur
la « race française » (Cf début Race et Histoire de Levi Strauss).
- Vacher et Soury développent une anthropologie fantaisiste, qui tend à montrer que les crânes
des juifs sont plus petits que ceux des autres.

Une organisation et des chefs

Véritable succès de la droite nationaliste grâce à son organisation en Ligues. Cela représente un danger pour la République, d’autant que se sont 2 leaders charismatiques qui développent 2 doctrines différentes :

Barrès : + que la révolution (car initialement Homme de Gauche), c’est dans son passé
National le plus lointain que la France doit chercher son Salut. Csq : il est xénophobe
et antisémite

Maurras : « les 4 sous France » (Cf cours). Csq : il est xénophobe et antisémite également.
A la fin des 1890’s, il s’éloigne de l’approche de Barrès pour fonder son projet de
« nationalisme intégral » qui s’appuie sur la restauration de la monarchie : Comme
il existe des inégalités d’aptitudes entre les individus, le principe égalitaire n’est
qu’un artifice funeste qu’il est nécessaire de supprimer pour annihiler la
« décadence » de la France.
Sa haine de la démocratie l’emportant sur son antisémitisme, il revendique des
moyens extrêmes contre la république, et souhaite un « coup de force » pour
atteindre le pouvoir.
avatar
Admin
Admin
Admin

Messages : 171
Date d'inscription : 07/09/2008

Voir le profil de l'utilisateur http://prepa-sciencepo.forumactif.org

Revenir en haut Aller en bas

Revenir en haut

- Sujets similaires

 
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum