La France des années 30 : Une France en crise

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La France des années 30 : Une France en crise

Message  Admin le Mer 19 Nov - 18:19

La France des années 30 :
Une France en crise :


Intro :
Les années 30 : la pire décennie qu’a connue le XXème. L’Europe est marquée par le syndrome de la décadence :
Crise démographique, expression d’un malaise + crise des partis politiques + crise du spiritualisme.
Certains intellectuels sont engagés : Aragon, Nizan, Eluard, Malraux… Regard sur le monde actuel de Paul Valéry, Voyage au bout de la nuit de Céline, « 14 juillet », film de René Clair, la condition humaine de Malraux, « capitaine Conan », film de Vericel.
C’est dans les années 30 qu’apparaissent Popeye et Superman. Tintin apparait en 1929.

I) La crise économique :

Jeudi 24 octobre 1929  Crise boursière de spéculation.
La France a l’illusion, un temps d’être à part, d’échapper à la crise qui finalement touche le pays en 1933. Le Franc est plutôt solide, l’Empire aide économiquement et les chômeurs sont peu nombreux.
En 1928, la loi Loucheur soutient l’investissement.
Mais la crise va toucher les secteurs industriels comme le textile ou l’automobile. Les salaires augmentent mais la productivité baisse, il y a donc un décalage. La France est spécialisée dans le luxe, secteur très touché par la crise. De plus en 1931, les Allemand cessent de payer les réparations, les bonnes récoltes font baisser les prix, le monde agricole est touché.
Les PME, nombreuses en France, s’adaptent mieux à la crise mais ont plus de mal à en sortir. L’eau, le gaz, l’électricité résistent bien.
Il n’existe pas de politique économique, le laisser-faire des économistes classiques (Smith, Ricardo, Say) domine. Le président Hoover applique ces théories. Le repli des Etats-Unis sur eux-mêmes n’arrange pas la situation.
La France doit signer les accords de Clearing  Les échanges s’effectuent sans sortie financière, le bilan est fait à la fin de l’année.
En 1935, Laval, met en place une politique de déflation : baisse des salaires et des prix.
En France, le nombre de chômeurs passe à 3 millions. Le pays devient xénophobe.
Les nazis récupèrent la mémoire nationale hanté par la crise.
Les communistes ne sont pas touchés, on se pose alors des questions sur le système dont l’idéologie semble prendre le dessus.

II) La crise politique :

D’une manière générale, après la guerre de 14, les catholiques sont ralliés à la République. En 1926, le pape Pie XI condamne l’action française.
A droite, la fédération républicaine est dirigée par Marin.
A l’extrême droite, les ligues sont autoritaires, voire fascisantes.
Au centre droit, on trouve la fédération républicaine.
La gauche est divisé, le PC refuse toute alliance, la SFIO, dirigée par Blum a perdu l’humanité qui est passée au PC, dirigé par Thorez. Les syndicats sont également divisés.
Les radicaux sont dirigés par Daladier (+à gauche) et Herriot (+ au centre).
La République est malade, attaquée par les 2 extrêmes, par l’antiparlementarisme.
Pour les élections de 1932, quelles alliances ? Les radicaux optent pour la SFIO, après le 2ème tour, ils ont la majorité relative. Entre les deux tours, le président Paul Doumer est assassiné. Son remplacent appelle Herriot pour devenir de nouveau président du conseil. Vont lui succéder Boncour, Daladier, Sarraut et Chautemps. La droite réclame un exécutif fort.
C’est donc dans ce contexte qu’éclate la crise de février 34. Il existe en France à cette époque différentes ligues, les principales sont :
- Solidarité française, dirigée par François Coty, admirateur de Mussolini et par Jean Renaud.
- Le Francisme dirigé par Marcel Bucard.
Ces deux ligues sont soutenues par Mussolini.
- Les croix de feu sont dirigées par le Colonel De La Rocque qui ouvre la ligue aux fils et filles des anciens combattants. Ils ne sot pas fascistes mais nationalistes.
- Les Camelots du Roi
- Les jeunesses patriotes dirigées par Taittinger.
Le 07/01/34,
Le député maire de Bayonne, Gara, radical, est mis en cause pour avoir ruiné les petits commerçants et pour détournement de fonds. Il est en relation avec Stavisky, un escroc étranger et juif (xénophobie exacerbée).
Le 08/01/34,
On le retrouve mort.
Le 9,
Les chambres font leur rentrée, l’action française commence à manifester.
Le 11,
On se rend compte que d’autres hommes politiques sont mêlés à l’affaire. L’agitation des ligues est alors très forte. Elles traitent la République de « chéquards ».
Le 26/01/34,
Chautemps doit démissionner car son beau-frère, juge, est impliqué dans l’affaire. Daladier devient président du conseil, il tente de former un gouvernement qu’il doit présentes à la chambre le 6 février 34. Il mute entre temps le préfet de Chiappe, sympathisant des ligues, en Afrique.
A 15 heures, Daladier est à la tribune, il est critiqué par la droite et le PC. Les manifestants convergent vers la place de la Concorde (non seulement des ligues mais aussi des groupes d’extrême gauche). Les policiers tentent de bloquer le pont à cheval.
Vers 20h45, le Colonel de la Rocque demande à ses troupes de se disperser, ce qu’elles font.
Le soir, on compte 15 (dont 1 policier) morts et 1435 blessés (dont 780 policiers). Daladier a malgré tout obtenu la confiance de la chambre.

Il est possible de tirer plusieurs conclusions de cet évènement :
- Il s’agit d’une émeute et pas d’une tentative de coup d’Etat.
- Les fascistes sont ultra-minoritaires.
- Daladier démissionne finalement le lendemain, la droite forme alors un gouvernement avec Doumergue.
- Le 9 février, la gauche organise une contre-manifestation pour lutter contre le fascisme : 4 morts.
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Le front populaire (+ chronologie)

Message  Admin le Ven 28 Nov - 18:49

Le front populaire : (1936-1938)


C’est un grand moment de la gauche au même titre que la commune ou que l’élection de Mitterrand. Ce front fait peur à la droite, crée des haines entre le patronat et le monde ouvrier.
C’est une période de changement, pas de révolution qui ne dure, encore une fois, pas longtemps.
Ne serait-ce pas 1793 sans la terreur ?
Il n’était pas facile d’unir la gauche : la vision du PC, le libéralisme des radicaux, le réformisme des socialistes sont autant d’obstacle.
Léon Blum, né en 1872 prend la tête de la SFIO suite au congrès de Tour en 1920. Il est député en 1919. Il est collaborateur de Jaurès. Battu en 1928 aux législatives, il revient en 1929. En 1936, il est secrétaire général de la SFIO.

I) Itinéraire d’une victoire :

Avec le 6 février 34, la gauche va interpréter l’émeute comme une tentative fasciste de coup d’Etat. Le 12 février, la CGT appelle à la grève. Moscou ayant compris le danger fasciste, les communistes appuient la grève.
Le 27 juillet 1934, Thorez annonce l’alliance avec la sociale démocratie (personne ne pose de question sur le changement brutal de politique)
Le 27, les délégués SFIO et SFIC signent pour un rapprochement. En octobre, il n’y a toutefois pas d’union aux élections cantonales. Le Colonel de la Rocque organise un regroupement motorisé, symbole dit fasciste par la gauche.
En octobre 34, Doumergue démissionne puis Flandrin en mai 35.
Dans l’humanité, Cachin sort : Front populaire contre le fascisme. Le 14 juillet, un grand rassemblement de la gauche a lieu, il regroupe :
- Le SNI : syndicat national des instituteurs.
- Le mouvement Amsterdam Pleyel, tenu par le PC.
- Le CVIA, conseil de vigilance des intellectuels antifascistes.
- La franc-maçonnerie prend également position contre le fascisme.
Le rassemblement est un succès nationalement.

II) Les élections de 36 :

Contexte : Réunification de la CGT, tensions internationales (remilitarisation de la Rhénanie). La France est en crise, la politique de déflation de Laval est un échec, il y a beaucoup de chômeurs.
Qui vote front populaire ? Les fonctionnaires, ouvriers…
A droite ? Les petits patrons, artisans…
Les croix de feu se lancent dans une bataille anti front populaire. Celui-ci obtient finalement 376 sièges sur 598 (106 radicaux, 146 socialistes, 72 communistes + d’autre formation)
Lebrun choisit Blum comme président du conseil. Les communistes ne participent pas au gouvernement mais le soutiennent. On retrouve quelques personnalités notables : Salengro à l’intérieur, Daladier à la guerre, Auriol aux finances, Lay à l’éducation, Cot au ministère de l’air, Lagrange est le premier sous-secrétaire d’Etat au loisir. Trois femmes sont sous secrétaire d’Etat.

III) Le gouvernement du front populaire :

Entre les élections et la prise de fonction (le 4 juin) il y a des grèves qui visent à faire pression sur les socialistes, c’est aussi un moment d’euphorie populaire, la gauche est enfin au pouvoir. Il y a toutefois des divisions, à la CGT, à la SFIO (Faure est pacifiste, Piverts et révolutionnaire, Zyromski est pour la bataille socialiste. Blum doit donc gérer le parti, les grève, la CGT. Le 11 juin Thorez se prononce pour la fin de la grève. Les accords de Matignon apaisent relativement les agitations (tout à fait respectueuses). Ils comprennent :
- Conventions collectives
- 12 jours de congés payés
- La semaine de 40 heures
- La hausse des salaires
- La création des délégués du personnel

Les réformes de structure :
- La banque de France mise sous contrôle de l’Etat en juillet
- En 37, les chemins de fer sont nationalisés.
- L’ONIB (L'Office national interprofessionnel du blé) est créé pour contrôler le prix du blé.

Blum est très vite confronté au problème espagnol. Le putsch militaire de franco provoque la guerre civile la plus sanglante du siècle en Europe (1 000 000 de morts)
Que fait la France ?
La question est embarrassante : alors que l’Allemagne et l’Italie envoient des troupes, la Grande-Bretagne refuse de soutenir. Dans le gouvernement, les radicaux sont contre. Au discours de Lunapark, Blum annonce donc sont refus d’entrer en guerre. La France livre toutefois des armes et laisse passer les brigades internationales. Moscou aide l’Espagne en échange d’or.
Blum est donc mal à l’aise, surtout qu’en 39 Barcelone tombe avec les derniers résistants républicains.

La situation économique devient très difficile, la hausse des salaires a entrainée la hausse des prix. Le franc est dévalué, les capitaux s’enfuient, le déficit commercial augmente. Les lois sociales entrainent des difficultés économiques. Salengro est violemment attaqué par la droite, il se suicide fin 36. Après avoir demandé une pause dans les réformes, Blum est renversé le 22 juin 37. Lui succède Chautemps, les radicaux reprennent la main. Blum revient en février 38 mais tombe en avril.

Pourquoi l’échec du front populaire ?
Blum a sans doute trop voulu ménager la république, la France nécessite un exécutif fort. Le front populaire est arrivé dans un contexte difficile et n’a pas su reformer l’Etat.
Est-il responsable de la défaite ?
Les 40 heures ne peuvent pas assurer la préparation de la France. Le réarmement commence réellement en 1938. L’Etat s’est concentré sur l’intérieur, le danger venait de l’extérieur. Les socialistes n’ont voté les crédits militaires qu’en 1936. La non-intervention de la France en Espagne n’a pas permis le test des armes. En revanche, le front populaire n’est pas totalement aveugle à la menace allemande. Cot a lancé un programme d’aviation (création de 1500 avions), Daladier a assuré la permanence de l’effort de guerre.

Chronologie des années 30 :
24 octobre 1929 : Crise boursière
1932 : Elections « gagnées » par les radicaux
7 janvier 34 : Début de l’affaire Stavisky
8 janvier 34 : Mort de Stavisky
26 janvier 34 : Démission de Chautemps
6 février 34 : Emeutes
9 février 34 : Contre manifestation
27 juillet 1934 : Thorez annonce l’alliance avec la social-démocratie
1935 : Politique de déflation de Laval
14 juillet 1935 : Grand rassemblement des gauches
Mai 1936 : Victoire du front populaire
Novembre 1936 : Suicide de Salengro
22 juin 1937 : Chute de Blum
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Re: La France des années 30 : Une France en crise

Message  Admin le Lun 22 Déc - 16:35

1940, l’année traumatique :


Le gouvernement Daladier :


Le 10 mars 1938, Daladier est investi par 572 voix contre 5. Il reste au pouvoir jusqu’en mars 1940. Paul Reynaud (de droite) est ministre de la justice. Daladier est un homme fort, il va gouverner par décret loi, sans passer par la chambre : on parle de la dictature Daladier. Dans les usines d’armement, la durée de travail passe à 48 heures.
Le 21 aout 38, 2 ministres de gauche, Frossard et Ramadier, démissionnent, ils trouvent que Daladier va trop loin.
Le 27 octobre, le front populaire disparait officiellement : le PC va alors se déchainer contre le gouvernement Daladier qui fait appel à des experts dont certains notables : Rueff, Couve de Murville, Sauvy, Debré…
La CGT appelle à la grève en 38, elle semble aveugle, Daladier sanctionne ces grèves.

L’affaire de Munich :

L’Allemagne occupe la Bohème : Daladier et Chamberlain rencontre alors Hitler à Munich. Il leur apparait fort sympathique. Les anglais sont pour l’apaisement, pour beaucoup, Hitler vaut mieux que Staline. Daladier n’est pas dupe, mais il sait que la France n’est pas prête. Toute la Tchécoslovaquie est alors occupée en mai 38.

Les pacifismes français :

Si Daladier accepte à Munich de passer outre les agressions d’Hitler, il sait que les français vont applaudir, ce qu’ils font : « quelle bande de con » s’exclame-t-il. 57% des français approuvent Munich.
Le pacifisme de gauche : Celui des radicaux, des socialistes, de la SDN, pour une armée défensive.
L’ultra pacifisme : Par philosophie. Alain, Mars ou la guerre jugée.
Le pacifisme d’extrême droite : Pourquoi faire la guerre avec nos alliés, l’ennemi est Staline.
Les munichois sont les pacifistes de gauche, le syndicat national des instituteurs, l’extrême droite, le PSF (parti social français). Daladier et Blum savent qu’ils ne font que reculer pour mieux sauter. Les antimunichois sont le PC, une partie de la SFIO, quelques personnalités de droite, l’action française.

Munich : un véritable traumatisme :

L’affaire de Munich est compliquée, elle dépasse les clivages gauche/droite. André Philip est un socialiste pro-guerre, Pierre Brossolette également. Certains comme Pivert quitte la SFIO et fondent un parti trotskyste.
En 1939, la France reconnait le régime de Franco, Pétain est envoyé en temps qu’ambassadeur en Espagne.

23 aout 1939 : pacte germano-soviétique :

Les Français et les Anglais, a Moscou, on tenté de négocier une alliance à la fin de l’hiver 1939. Mais les Français et Anglais sont méfiants entre eux. De plus, il faut pour attaquer l’Allemagne passer pas la Pologne qui refuse de voir des troupes Russes sur son territoire. Enfin, l’armée rouge n’est pas prête, Staline refuse.
Hitler envoi alors Ribbentrop à Moscou, celui-ci s’entend avec Molotov. C’est le choc : les deux idéologies opposées s’allient.
Le 26 septembre 1939, le PC devient clandestin, sa presse est interdite. Le 20 janvier 1940, les députés communistes sont déchus et arrêtés. La France commence à ouvrir des camps pour recevoir des réfugiés juifs autrichiens et allemands ainsi que des républicains espagnols. La France connait un sursaut de xénophobie.
Les partis politiques se divisent. Paul Reynaud, antimunichois, quitte l’alliance démocratique.

Le début de la guerre :

Le 3 mars 1939, la guerre commence suite à l’invasion polonaise. C’est le début de la drôle de guerre jusqu’au 10 mai 1940, à la campagne de France. Daladier est à la fois président du conseil, ministre des affaires étrangères et de l’armée. En 40, l’invasion de la Pologne est de trop. Paul Reynaud, un antinazi, pro anglais, prend sa place le 20 mars 40. Le 28, il fait signer un pacte avec les anglais qui exclu la paix séparée.
Les deux puissances organisent un débarquement à Narvik, c’est un échec, Hitler parvient à récupérer la Norvège et le fer suédois. La Pologne est partagée, l’URSS envahit la Finlande qui parvient toutefois à se défendre quelques semaines. En France, le pays est encore déchiré par des batailles internes. Elle a toutefois une politique de réarmement depuis le front populaire. Elle diffuse des slogans de campagne antiallemand tels que « méfiez-vous les murs ont des oreilles ».

Quel tableau au 10 mai 1940 ?
Une économie encore fragile du fait de la crise et du front populaire. La France est encore un pays fragile sur le plan social. L’instabilité politique à rendu la démocratie française peu crédible. La France est à la recherche d’un homme fort. Le pays n’est pas soudé, les partis de droite sont revanchards, certains vont même applaudir la défaite. En bref, la France refuse la guerre, elle est toujours marquée par la Grande Guerre.

Pourquoi la déclaration de guerre ?

Après l’affaire tchécoslovaque, en mars 39, et l’annexion et l’Albanie par l’Italie en avril 39, la France et l’Angleterre donne des garanties à la Pologne, à la Roumanie, à la Grèce. Quand Hitler envahit la Pologne, il est persuadé que les démocraties reculeront. La déclaration de guerre était un moyen pour les alliés d’éviter le conflit et d’obtenir une paix blanche.
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14 jusqu'a la guerre

Message  romain le Dim 2 Mai - 19:42

Bon résumer , mais trop simpliste.

romain
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Re: La France des années 30 : Une France en crise

Message  Admin le Mer 26 Mai - 12:09

ba c'est une fiche quoi...
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