La France dans la 2nd guerre mondiale

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La France dans la 2nd guerre mondiale

Message  Admin le Mar 23 Déc - 12:36

La France dans la 2nd guerre mondiale :


Quelles sont les chocs que la France va connaitre de 1939 à 1945 ? Le choc de la défaite, de l’occupation, et de la libération.

1. Le choc de la défaite :

La guerre est déclarée début septembre 1939. Commence la drôle de guerre seulement ponctuée par l’intervention dans la Sarre et à Narvik en avril, mai. Les deux interventions se soldent par un échec. Il y a également des problèmes internes, c’est la fin de la confiance en Daladier. Reynaud arrive en mars 1940. Le 10 mai, les allemands attaquent.
La campagne de France commence le 10 mai 40. Les Allemands appliquent la technique de la guerre éclaire. Le 15, Weygand remplace Gamelin. Le 18, Pétain devient vice président du gouvernement à 84 ans. Le12 mai, la percée de Sedan surprend l’Etat major français. L’attaque est menée par Guderian. L’aviation (constituée de Stuka) n’est pas déterminante mais joue un rôle psychologique important. Le 20 mai, les Allemand ont atteint la mer. 45 divisions franco-britanniques sont alors enfermées dans la poche de Dunkerque, 300 000 hommes. Hitler ne fonce pas sur cette poche et permet à la flotte anglaise d’évacuer une grande partie des troupes. Le 10 juin, l’Italie attaque, dans un même temps, le gouvernement arrive à Bordeaux. Et le 14, les Allemands rentrent à Parie. La population fuit, tout le pays est désorganisé. La France est décomposée militairement. Le 24 juin, les Allemands sont à Lyon.
La France hésite entre la capitulation (dans quel cas la guerre continue à partir de l’Empire) et l’armistice (fin des hostilités). Le 16 juin 1940, Reynaud démissionne, 1 800 000 français ont été fait prisonniers. Pétain devient président du conseil le 17. Darlan devient ministre de la marine, Weygand, ministre de la guerre, Baudouin ministre des affaires étrangères. De Gaulle part après la nomination de Pétain.
Le 17 juin, Pétain fait une demande d’armistice, il cache les mauvais choix français et met en avance la supériorité allemande. Il dit s’entretenir avec « honneur » avec l’ennemi. Le lendemain, De Gaule fait son appel depuis Londres, il est très peu entendu. Il annonce une guerre longue, il se positionne par rapport aux colonies, il rappelle la présence d’alliés. Il annonce la résistance. Le 22 juin, l’armistice est signé à Retonde. La France est alors divisée par la ligne de démarcation. Seul l’Angleterre est encore présente dans la guerre.
400 millions de Francs doivent être livré chaque jour aux Allemands, des produits doivent leur être vendus à très bas prix, il n’y a toutefois pas encore de pompage de main d’œuvre. La flotte française n’a pas été touchée, elle est à Mers-El-Kebir. Fin juin 40, la France est effondrée, divisée et toujours sous une République. La ville de Vichy est choisie comme capitale (Bordeaux étant en zone occupée). Certains députés quittent Bordeaux sur un bateau. Ils veulent rejoindre le Maroc mais sont arrêtés par les troupes françaises à leur arrivée. Herriot préside la chambre, il y a environ 560 députés et sénateurs. Un vote pour les pleins pouvoirs de Pétain est organisé, Laval le soutient. Seul 80 députés et sénateurs votent non, on les appellera les justes. Herriot c’est abstenu. Le 11 juillet, la république est supprimée, on déclare l’Etat français.
Le gouvernement de Vichy :
Il met en place la révolution nationale. On appelle les jeunes qui soutiennent Pétain les jeunes cyclistes, ils pensent réellement que Vichy va changer les choses. Mitterrand, Monnet, Pinay rejoignent Vichy. La République, et surtout le front populaire est rendue responsable. « Travail, famille patrie ». La France à trop joui, elle doit se remettre au travail. La France doit s’appuyer sur les paysans, la terre ne ment pas. La maison France tombe en ruine à cause des juifs, des francs maçons, des socialistes et des 40 heures. Dès octobre 40, les juifs devront se déclarer, porter une étoile jaune, les anciens combattants de 1914 sont dispensé. Il y a environ 300 000 juifs en France, un tiers ne sont pas français mais réfugiés. On revient au corporatisme, on supprime les syndicats, pas de partis politique, pas de démocratie mais de la propagande.
On distingue 3 states dans le régime :
Le maréchalisme qui concerne 40 millions de français, le pétainisme qui correspond à un engagement politique, à une vision réactionnaire, et le collaborationnisme pour ceux qui partagent la vision nazie (Doriot, Déat, Henriot…).
On distingue également trois périodes :
De juillet 40 à avril 42, Pétain a un rôle réel. Darlan est l’homme fort, il tente de réformer la France et de mettre en place la collaboration d’Etat suite à la rencontre de Montoir. Lors de cette rencontre avec Hitler qui revient d’Espagne où il a dû essuyer un non catégorique, Pétain lui serre la main.
D’avril 1942 à début 44, c’est le retour de Laval qui devient l’homme fort. Il est opportuniste, il joue la collaboration, en novembre 1942, il n’y a plus de zone libre. En janvier 1943, le service du travail obligatoire est mis en place. Les jeunes doivent partir en Allemagne travailler, la résistance prend de l’importance. En juillet 1942, lors de la rafle du Vel d’Hiv, de nombreux juifs sont déportés par anticipation.
Enfin a partir de 1944, c’est le collaborationnisme, Pétain n’a plus de rôle, même Laval est débordé.
Le régime de Vichy est-il un régime fasciste ? Non, il n’y a pas de parti unique, pas de mouvement d’embrigadement réel des jeunes. Il y a bien les chantiers de jeunesses mais ils deviennent rapidement des centres de recrutement pour la résistance. Vichy est passéiste, le régime n’a pas digéré la République, la laïcité, l’industrialisation. Il n’y a pas que des fascistes à Vichy, il y a même des anciens communistes. Ce régime de Vichy est très complexe.

2. Le choc de l’occupation :

• La vie quotidienne :
Il faut manger, les paysans s’enrichissent, ils utilisent le marché noir. L’insécurité règne, le couvre feu est imposé. « Tracas, famine, patrie » devient le nouveau slogan. La relève est mise en place, pour un français qui part travailler en Allemagne, 3 prisonniers sont libérés. La France se met au vélo, aux ersatz (produit de substitution). C’est une période de rafle, la question juive prend son importance après le 18 octobre et après l’arrivée de Laval. L’Eglise s’adapte lentement, Gerbier, primat des Gaulles, ne réagit que très tard. De jeunes français s’engage dans la SS contre le Bolchevisme, c’est la division Charlemagne.
• La collaboration :
Elle est complexe, il y a plusieurs façons de collaborer. Les bourgeois apprennent l’Allemand, les patrons doivent travailler avec les Allemands, des femmes tombent amoureuses d’Allemands. Cette collaboration est non idéologique. En revanche, par antibolchevisme, les collaborationnistes sont pronazies. La milice est dirigée par Darnand dès 1943, elle va beaucoup aider la Gestapo. A Lyon, le chef de la milice s’appelle Touvier. Environ 200 000 français lisent des journaux collaborationnistes.
• La résistance ou les résistances ?
On distingue phases, 2 tendances et pleins de mouvements. Résister, c’est s’opposer à l’occupant. On peut juste ne pas donner de renseignement aux Allemands qui le demandent, on peut faire l’intermédiaire de messages, imprimer des tractes. On peut cacher des pilotes, faire des attentats, intégrer un maki, un mouvement.
Qui a résisté ? Les femmes (Lucie Aubrac), les gens qui refusaient le STO, les communistes. Il y a donc trois phases :
40-41 : Des gestes isolés mettent en danger les civils, pour un Allemand tué, 10 civils sont exécutés.
Dès 41 : Des mouvements apparaissent comme « combat » ou « libération ». Ils se structurent petit à petit. Les communistes ont les groupe franc-tireur et partisans. C’est l’armée des ombres.
A partir de 43 : Le nombre de résistant augmente avec l’apparition du STO.
On distingue la résistance intérieure et celle de la France libre. Quelle est la légitimité de De Gaule ? Comment unir ces deux tendances ? Jean Moulin est envoyé en France, il crée en 1943 le CNR, il est arrêté à Caluire en 1943. Cette résistance participera à la libération.

3. Le choc de la libération :


Un premier débarquement a lieu le 6 juin en Normandie, un second le 15 juin à Fréjus. Le 2 septembre, Leclerc arrive à Lyon. De Gaulle arrive à Paris. Que faire de la France ? Le CNR veut une France neuve. Le 20 aout, Pétain fuit Vichy. Les Américains veulent mettre en place leur administration (l’Amgot) mais De Gaulle s’oppose.
L’épuration : Qui doit-être épuré ? Les collaborationnistes et surtout les intellectuels. Pétain meurt en 1951. Mais les patrons ? Renault et Berliet sont arrêtés. Les miliciens attrapés sont massacrés. Ont lieu des exécutions sommaires. Les filles sont tondues. Il fallait ramener l’ordre, De Gaulle crée les commissaires de la République, ils ont droit de vie et de mort. La justice légale se met en place dès octobre. Des nombreux dossiers sont traités (350 000).

En conclusion, De Gaulle ne veut pas qu’on montre le déshonneur des français. Il ne proclame pas la république qui n’a pour lui pas cessé d’exister. La résistance permet désormais de faire carrière politique en France. En 64, Moulin est transféré au panthéon. Mais dans les années 70, la lâcheté des français commence à être mise en avant. Le dossier sur la France de Vichy s’ouvre, on va chercher les nazis caché en Amérique Latine. Le thème de la Shoa apparait. Les négationnistes apparaissent en France : dans les camps, les juifs seraient morts des poux. Il n’y a presque plus de juif en Pologne ni en Allemagne.

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