Les Empires Français

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Les Empires Français

Message  Charly le Lun 29 Déc - 17:33

Le premier Empire

I_ l’Empire en quelques dates.
· 18 mai 1804 : Proclamation de Napoléon Bonaparte empereur des Français[1]
· 15 juillet 1804 : Première cérémonie de remise de Légion d'honneur
· 2 décembre 1804 : Sacre de Napoléon par le pape Pie VII
· 2 décembre 1805 : Bataille d'Austerlitz
· 14 octobre 1806 : Bataille d'Iéna et d'Auerstedt
· 21 novembre 1806 : Établissement du blocus continental
· 7 juillet 1807 : Traité de Tilsit avec la Russie
· 2 mai 1808 : Début de la Guerre d'Espagne
· 2 avril 1810 : Mariage de Napoléon avec Marie-Louise d'Autriche
· 20 mars 1811 : Naissance du roi de Rome, héritier du trône
· 24 juin au 30 décembre 1812 : Campagne de Russie
· 16 octobre au 19 octobre 1813 : Bataille de Leipzig
· janvier à mars 1814 : Campagne de France, Autrichiens, Prussiens et Russes occupent le pays.
· 6 avril 1814 : Première abdication de Napoléon.
· 30 mai 1814 : Premier traité de Paris
· 20 mars au 22 juin 1815 : Cent-Jours
· 18 juin 1815 : Bataille de Waterloo
· 20 novembre 1815 : Second traité de Paris

II_ La politique sous l’Empire

Napoléon, l’empereur des Français, fonde sa légitimité sur la grâce de Dieu selon la théorie de droit divin tout en continuant à se réclamer du peuple. Il sera sacré par le Pape. Il crée une nouvelle dynastie.
Malgré le caractère héréditaire de l’Empire, Napoléon se dit aussi Républicain et héritier de la Révolution, aussi certains aspects de démocraties sont conservés. En 1804, le suffrage est le même que sous le Consulat. Cependant, le suffrage universel est un leurre :
· parce que les élections n'ont en réalité aucune valeur car il existe des dispositions transitoires en vertu desquelles les premiers représentants seront nommées par les sénateurs et consuls (Sieyès et Napoléon),
· parce que le cens a été rétabli
· parce qu'a été enlevé aux citoyens et au suffrage universel tout pouvoir de décision (ils peuvent seulement nommer des candidats et pas élire des représentants)
Il suppose en même temps une souveraineté populaire, qui s'exerce par le biais des plébiscites. Le peuple souverain est consulté et approuve la modification de la Constitution.
Cette Constitution grave dans le marbre toutes les nouveautés décidées par Napoléon, de son poste d’empereur jusqu’à la mise en place du Code Civil, le code Napoléon.
Napoléon garde deux institutions qui donnent l’apparence de la démocratie :
Sénat :
Deux commissions sont créées au Sénat: la commission de la liberté individuelle sous la présidence de Lenoir-Laroche chargée d'examiner les arrestations arbitraires, et la commission de la liberté de la presse destinée à freiner les abus de la censure. En réalité ces commissions n'adressaient que des avis sans sanction aux ministres.
Tribunat :
Les modifications apportées à cette assemblée la privent de la possibilité de débattre en assemblée plénière des textes de lois proposés par le gouvernement. La constitution prévoit également un renouvellement à moitié de cette assemblée tous les cinq ans. Le sénatus consulte du 19 août 1807 viendra supprimer définitivement cette assemblée en faisant intégrer au Corps législatif les commissions de relecture des projets de lois.

III_ La vie économique et sociale
La société impériale est profondément différente de celle de l’ancien régime. En effet, le Code Napoléon donne un aspect nouveau à la famille et met en place un système juridique. On peut penser ce qu’on veut du code Napoléon, le fait est qu’il est le premier à réellement mettre par écrit un code civil. Le code civil constitue le statut personnel des citoyens français, de leurs familles et de leurs relations. Il est Promulgué le 21 mars 1804 (30 ventôse an XII)

Une nouvelle étape est franchie dans la reconstitution de la noblesse par la création de six grands dignitaires (grand électeur, archichancelier, architrésorier, archichancelier d'État, grand connétable, grand amiral) et de grands officiers d'Empire (dont seize maréchaux). Les dignitaires président les collèges électoraux.
Tous les détenteurs de l'autorité sont appelés à prêter serment. Par là l'Empire affirme une différence avec la royauté : la noblesse ne vient pas des titres mais des fonctions et n’est donc pas forcément héréditaire.

Bonaparte fait figurer en tête de ses projets la création d’un organisme bancaire capable de lui apporter les ressources dont il a besoin, c’est ainsi qu’il crée la banque de France. La banque est dirigée par un gouverneur et 2 sous-gouverneurs nommés par l’état. Ce dernier est représenté par 3 receveurs généraux au conseil où les représentants des actionnaires ne sont plus que 12. en fait, et jusqu’à nos jours, la Banque de France n’a fait que servir les intérêts des gouvernements successifs, comblant les déficits budgétaires et régularisant les marchés financiers, sans jamais acquérir son indépendance.

C’est également sous l’Empire que sont créés les premiers systèmes de retraites, mais que pour des corps de métiers isolés tels que les ingénieurs des ponts et chaussées ou les professions des relations internationales. Napoléon voulait créer un système où la retraite serait une réelle propriété, un bien inaliénable au même titre que le salaire d’un travailleur.

La loi du 6 octobre 1793 met en usage le calendrier républicain. Son début coïncide avec la proclamation de la République, le 22 septembre 1792, ce qui correspond à l’équinoxe d’automne. La décade remplace la semaine et Fabre d’Eglantine invente de nouveaux noms de mois : Brumaire, Ventose, Floréal,... les noms des saints sont remplacés par des productions du sol, des animaux pour le quitidi (5ème jour) et des instruments ruraux pour le décadi. L’année se termine par 5 jours complémentaires et un sixième pour les années bissextiles 1796 et 1804. Le calendrier républicain tombe progressivement en désuétude mais il ne sera officiellement aboli que par le décret du 9 septembre 1805 qui rétablit le calendrier grégorien au 1er janvier 1806

IV_ La politique étrangère
La politique étrangère sous l’empire est marquée par un expansionnisme. Cet expansionnisme commence dès le Consulat avec la guerre contre la première coalition. Cette coalition visait à tuer dans l’œuf une révolution jugée trop menaçante. Les troupes de la République, puis de l’empire, détruiront cette coalition et pousseront les frontières de l’empire français bien au delà des frontières que l’on connaît actuellement.
Durant l’Empire, Napoléon Ier « répand les idées de la révolution » à travers l’Europe. Il s’allie tour à tour avec la Prusse, l’Autriche ou la Russie. Son seul ennemi permanent est l’Angleterre qu’il cherche à envahir en 1805 mais il doit renoncer suite à une attaque de la Russie et de l’Autriche qu’il défera à Austerlitz.
Napoléon Ier place les membres de sa famille et de son entourage à la tête des pays conquis. Son frère dirige l’Espagne, sa sœur, mariée au Maréchal Murat dirige le royaume de Naples. L’Europe est aux pieds de napoléon.
Ses appétits de conquête n’ont cependant pas de limite, ce qui conduira à sa chutte à deux reprises :l’Europe coalisée le défait à Leipzig puis lors de la campagne de France. De retour pour Cent Jours, il tombe à nouveau face à la Sainte Alliance lors de la bataille de Waterloo. Cette Alliance se réunira pour le congrès de Vienne, où sera scellé le sort de la Révolution.

V_ Quelques personnalités
Napoléon Ier, Empereur
Josephine de Beauharnais est sa première femme. il l'épouse par amour. Il change de femme pour Marie Louise d'Autriche qui lui donnera un fils. Il l'épouse pour obtenir une alliance avec l'Autriche.
Joseph Bonaparte, il devient roi d'Espagne par la grâce de son frère
Jérôme Bonaparte devient roi de Westphalie par la grâce de son frère
Murat devient roi de Naples
Talleyrand, proche conseiller de l'empereur. C'est uhn opportuniste qui conseillait déjà les rois et saura rester après la restauration!
Fouché, ministre de la police sous le Consulat et le début de l'Empire. Tombé en disgrâce il est contraint de s'exiler.
Tous les maréchaux d'empire, les plus connus sont Soult, Berthier, Murat, Ney, Lannes


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Le Second Empire

Message  Charly le Lun 29 Déc - 17:34

Le Second Empire

I_ La vie politique
A cette époque les partis politiques ne sont pas comme ceux d’aujourd’hui, il n’y a pas de président ou de secrétaire général au sein des partis mais plutôt des idéologues, des doctrinaires puisque les partis ressemblent plus à des tendances et regroupent pour certains des hommes politiques aux avis très différents.
Le parti Bonapartiste reste dominant et il s’appuie sur les plébiscite et toutes les formes de suffrage universel pour s’imposer. Même si peu à peu l’opposition gagne du terrain, le parti de l’empereur remporte facilement la majorité des voix. L’empereur essaie donc par ces votes de faire un régime « populaire ». Pour conserver ses voix il est obligé peu à peu d’oublier sa doctrine. Sur les valeurs il vire à droite, vers un milieu plus conservateur. Cependant dans la pratique du pouvoir le régime a tendance à devenir parlementaire. A la fin, seule la présence de l’empereur comme chef de l’exécutif permet de rappeler qu’il s’agi d’un empire.
Quoi qu’il en soit, les élections restent largement truquées. Si ce n’est lors du suffrage lui-même, c’est au moins par la présence de candidats officiels, soutenus idéologiquement et bien sûr financièrement par l’empereur.
En face, le parti le plus puissant est le parti républicain, représenté par Gambetta. Malheureusement, ce parti est profondément divisé entre les modérés(jouent le jeu de la démocratie dans un empire !), les pragmatiques(qui prêtent serment à l’empereur pour mieux l’attaquer), la gauche fermée (qui s’oppose en tout point au régime impérial.
La deuxième force d’opposition est le royalisme, divisé en son sein entre légitimistes et orléanistes. Cette division est un division idéologique entre absolutisme et parlementarisme.

Au fur et à mesure que cette opposition monte, l’empereur devient libéral pour conserver un pouvoir incontesté. Lorsque le mécontentement social gronde, il laisse passer de timides réformes. Il ira jusqu’à accorder le droit de grève, ce qui avant le tournant des années 1860 paraissait inconcevable. Malgré ces quelques réformes, une conscience collective ouvrière apparaît. Pour les ouvriers, l’Empire est un échec, la société est selon eux pleine de contradictions, ce qui aboutira à la Commune de Paris, dès 1871 soit un an après a chute de l’Empire.
II_ La vie économique et sociale
La société française s'est transformée sous l'impulsion de Napoléon III plus vite qu'en aucune autre période de son Histoire. C'est à cette époque qu'elle a accompli sa révolution industrielle. L'empereur prend lui-même en main la politique économique et sociale du gouvernement. Convaincu des bienfaits du libre-échange, il signe en 1860 un traité de libre-échange avec le Royaume-Uni. Il institue aussi une union monétaire, l'Union latine, qui a englobé jusqu'à la Première Guerre mondiale de nombreux pays. Enfin, il accorde le droit de grève aux ouvriers. Pendant le Second Empire naît aussi le capitalisme Français, la passion de la spéculation, la construction d’empire industriels, l’apparition d’une vraie bourgeoisie au sens Marxiste, c’est le cas de la famille Schneider.
Malgré la révolution industrielle, le second empire est aussi une période où l’agriculture est florissante. Le salaire moyen de l’agriculteur augmente, le nombre d’exploitant augmente et contrairement à ce qui est habituellement constaté, il n’y a pas de paupérisation malgré l’accroissement de la production : le libre-échange permet d’exporter les excédents plus facilement.
Le Second Empire c’est aussi une révolution culturelle, la France change de visage. Avec son ministre Victor Duruy, l'empereur relance l'instruction publique.
Paris change aussi de visage. Napoléon III engage à marches forcées la rénovation de la capitale avec le baron Haussmann, préfet de la Seine. Outre-mer, au Sénégal, au Cambodge, en Cochinchine, en Nouvelle-Calédonie, les troupes marines de Napoléon III jettent les bases d'un nouvel empire colonial que la IIIe République aura à cœur d'étendre. Le gouvernement impérial voit dans les conquêtes coloniales une occasion de manifester la grandeur de la France.
Sous le Second Empire, la presse se développe même si elle est étroitement surveillée, censurée. C’est aussi l’époque du réalisme et la fin du romantisme. La littérature se développe et devient divertissante.
Malgré tout, la société est étroitement contrôlée. Napoléon s’appuie sur ses élites administratives comme les préfets ou encore sur le clergé et l’armée pour mettre au pas la société. L’empire est un régime autoritaire qui change peu à peu de visage sans changer de cœur, d’idéologie.

III_ La politique étrangère
La politique internationale est une politique de rayonnement, l’empereur redonne une bonne image à la France. La première de ses campagnes militaires est la guerre de Crimée. Cette guerre voie l’éclatement de la Sainte Alliance, puisque la France et la Royaume-Uni s’allient à l’Empire Ottoman pour freiner l’ardeur des Russes. Cette guerre révèle les défauts de l’armée Française tout en lui redonnant une belle image, due au succès de la campagne.
La politique étrangère de Napoléon III s’articule aussi essentiellement autour de l’Italie. Napoléon III prend alors parti pour le Piémont-Sardaigne et Garibaldi, c’est à dire pour l’unité Italienne. Napoléon III soutient militairement Garibaldi et Cavour et leur permet de faire l’unité Italienne après une victoire Franco-italienne face à l’Autriche en 1859. Après cette victoire, l’Italie fait cadeau de la Savoie et de Nice à la France, régions rattachées par référendum.
Avec l’échec de renversement de la République Mexicaine, pour y créer un Empire Latin, Napoléon III perd peu à peu son aura et sa politique internationale en souffre. L’empire s’embarque alors pour les expéditions coloniale, notamment en Indochine (Annam et Cochinchine)
Pour régler les conflits naissants à l’Est le de l’Europe, la France essaie de convoquer un congrès du concert des Nations, les autres grandes puissances refusent, c’est un échec pour la diplomatie Française.
Finalement, l’Empire tombera non pas d’une révolution mais d’une affaire de politique extérieure : la guerre de 1870, qui permet à l’Allemagne de s’unifier, verra la fin du Second Empire.

IV_ Hautes personnalités
Napoléon III, empereur, neveu de napoléon Ier, il accède au pouvoir par un coup d'Etat qui visait à prolonger son mandat de Président de la IIè République. Il se fait sacrer le 2 Décembre 1852.
Haussmann, préfet de la Seine sous le Second Empire, on le nomme le Baron Haussmann, il est le premier à penser l"urbanisme" moderne, on lui doit l'organisation de Paris et de plusieurs autres villes sur ce modèle
Adolphe Thiers et Gambetta: deux députés, leader des deux partis d'opposition
Victor Hugo incarne l'opposition depuis l'étranger.

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