Les Empires coloniaux

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Les Empires coloniaux

Message  Charly le Lun 5 Jan - 11:26

C'est pas parce-qu'on est malade que l'on ne peut pas travailler! Voici un petit récapitulatif empire par empire. Cela sera utile pour les colles, mais pour les 2 principaux Empires cela sera insuffisant!

La Grande-Bretagne (Voir Berstein pour plus de précision)

L’Empire britannique établi par le Royaume-Uni fut pendant près d'un siècle la première puissance politique, économique, culturelle et scientifique mondiale. Il a souvent été décrit comme la première hyperpuissance mondiale, principalement en raison de son hégémonie et de son étendue. À son zénith, dans les premières décennies du XXe siècle, il comptait une population de 400 à 500 millions de personnes (environ le quart des humains) et s’étendait sur des territoires couvrant 36,6 millions de km2 (environ le quart des terres émergées), s'établissant ainsi comme l'empire le plus vaste de l'histoire.
Cet empire commença environ 300 ans plus tôt au cours d'une succession de phases d’expansion par le commerce, la colonisation ou la conquête entrecoupées d'intervalles d’activités pacifiques ou de contractions. Ses territoires étaient éparpillés sur tous les continents.
L’Empire facilitait la propagation des technologies, l'essor du commerce, de la langue et du gouvernement britannique autour du globe. Cette hégémonie contribuait à l’expansion économique extraordinaire et renforçait considérablement son influence sur l’évolution du monde. Tout en étendant son emprise outre-mer, il continua à développer et élargir ses institutions démocratiques dans la métropole.
Du point de vue des colonies, le bilan est plus partagé. Elles reçurent la langue anglaise (le phénomène de créolisation est resté très marginal), une structure administrative et légale fondée sur le modèle britannique au moins au sommet, un développement technologique et économique. Néanmoins, la politique coloniale britannique fut toujours menée en fonction des intérêts commerciaux de la métropole. Alors que les économies de peuplement furent développées avec l’infrastructure pour supporter un développement équilibré, celles en Afrique tropicale n’étaient destinées qu'à fournir des matières premières et une monoculture basée sur le principe de l’avantage comparatif. La manipulation des conflits identitaires et ethniques afin de ne pas permettre qu'on se ligue contre le pouvoir occupant - la stratégie classique du diviser pour régner - laissa en héritage de sérieuses difficultés entre communautés ayant un statut différent, comme les amérindiens en Amérique du Nord qui s'aggrave avec le déséquilibre démographique.


Le Royaume-Uni et le nouvel impérialisme

Entre 1870 et le déclenchement de la Première Guerre mondiale, l’idéologie de l’expansion coloniale européenne est souvent appelée le nouvel impérialisme. Cette course eut surtout lieu en Afrique qui n’était pas accessible auparavant à cause du manque de médicaments comme la quinine pour traiter les maladies endémiques, et en Asie du Sud-Est. Le racisme de l’esclavage s'est transposé sur ces populations avec des grandes différences de traitement.
L’entrée du Royaume-Uni date de 1875 quand le gouvernement conservateur acheta au chef de l’Égypte Ismaïl Pacha endetté, ses parts du canal de Suez pour s’assurer du contrôle de cette voie maritime stratégique ouverte six ans auparavant, pour finalement occuper militairement la zone en 1882.
La crainte de l’expansion séculaire de la Russie vers le sud fut un autre facteur stratégique déterminant : en 1878, le Royaume-Uni inclut Chypre à son empire comme une base pour parer une attaque des Russes contre l’Empire ottoman après avoir pris part dans la guerre de Crimée et envahit l’Afghanistan. Dans ce pays, la rébellion et le terrain difficile frustrèrent les objectifs britanniques et une armée complète fut détruite lors de la retraite de Kaboul. D’autres campagnes en 1880, puis en 1919 furent également ratées. Une expédition au Tibet en 1903-1904 fut sanglante et inutile.
Joseph Chamberlain devint le champion de cette doctrine, mais sa campagne pour la réforme des tarifs n’aboutit pas.


L’impact de la Première Guerre mondiale

Après le conflit, une nouvelle extension eut lieu au Moyen-Orient sur des régions qui appartenaient à l’Empire ottoman, et en Afrique, sur ceux qui étaient de celui d’Allemagne. En revanche, la Ruhr (temporairement occupée) ne fit pas partie de l’empire.
Mais la Grande Guerre avait ruiné le Royaume-Uni, financièrement et humainement et l’empêchait de maintenir un si vaste empire. Le déséquilibre de traitement entre les diverses catégories de ces habitants devenait impossible à contenir. La fierté nationaliste et la volonté des élites locales d’avoir plus de pouvoir augmentaient la tension.
La difficulté d'obtenir l’appui des dominions lors d’une opération militaire contre la Turquie en 1922 força la déclaration Balfour de 1926 et le statut de Westminster de 1931. Désormais, le lien de subordination à la Couronne britannique par un gouverneur général irait en s’atténuant et les dominions auraient leurs ambassadeurs et une politique totalement séparée. Le Canada ouvrit une mission diplomatique aux États-Unis en 1927 et l’Australie en 1940 dont la demande deux ans plus tard du retrait des troupes sous commandement britannique en Birmanie est le signe que l'intérêt national l'emportait sur celui de l'empire.

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Belgique

Message  Charly le Lun 5 Jan - 11:27

La Belgique

Cet empire colonial apparaît plutôt être le fruit d'initiatives privées et financières sous l'impulsion de Léopold II plutôt qu'un empire politique. Deux colonies principales se distinguent : le Congo belge, formé pour partie à partir du territoire de l'ancien royaume du Kongo, et la province du Ruanda-Urundi.
Le Congo, jusqu’en 1908, était une possession personnelle du roi des belges, ce qui témoigne du peu d’importance politique attribuée à la colonisation.
Le Ruanda-urundi devient mandat Belge après le traité de Versailles.
La Belgique dispose également d’une concession en Chine, à Tianjin.

Si les colonies sont administrées par le pouvoir de Bruxelles, par le roi, sur le terrain la réalité est différente et le pouvoir est dans les mains de compagnies minières.

La Belgique n’a aucune politique coloniale durant l’entre deux guerres. La crise des années 1930, malgré les perturbations qu'elle suscite, amène néanmoins le pays à développer la culture du coton, encore rentable sur le marché mondial et renforce la centralisation de la colonie.
Les années marquées par la Seconde Guerre mondiale sont consacrées essentiellement à fournir des matières premières stratégiques aux forces alliées, au moment où la métropole est de nouveau occupée par les Allemands

La situation pour les colonisés est désastreuse, ils sont de la main d’œuvre, ils n’ont ni droits ni accès à l’éducation, c’est Tintin au Congo.
La décolonisation sera l’une des plus violente, par une guerre de décolonisation puis une guerre civile notamment contre la province séparatiste du Katanga.

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Espagne

Message  Charly le Lun 5 Jan - 11:27

L’Espagne

Depuis la guerre de 1898, l’Espagne n’a plus d’Empire colonial à proprement parlé. En effet, il ne lui reste plus que le nord du Maroc et le Sahara Espagnol.
Dans l’entre deux guerres, elle s’engage aux côtés de la France dans la guerre du Rif contre Abd el-Krim.
Ce pays tenu à l’écart de la Révolution Industrielle n’est donc ni une puissance coloniale ni une puissance économique.

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La France

Message  Charly le Lun 5 Jan - 11:29

l’Empire Français(premier espace colonial)

Il est composé principalement par des possessions de la Nouvelle-France, aux Antilles, aux Indes, ainsi que des comptoirs et d'îles parsemées.
Les justifications de la colonisation française ont évolué avec le temps. À l'origine, la rivalité de puissance avec l'empire austro-espagnol de Charles Quint (François Ier exigeait de voir la « clause du testament d'Adam » qui avait laissé le monopole de l'Amérique aux Espagnols et aux portugais lors de la signature de traité de Tordesillas).
Deuxième justification, la propagation de la foi chrétienne (missions). Au XVIIe siècle, les établissements des Antilles françaises vivent de contrebande et de piraterie aux dépens des colonies espagnoles et hollandaises plus prospères.
Puis vient la justification physiocratique : les colonies doivent fournir les cultures exotiques que la métropole n'assure pas (sucre, café, indigo). Comme les colons français sont peu nombreux, on fait venir en masse des esclaves africains.
À la Révolution, s'opposent les partisans du réalisme économique (pas de colonies sans esclaves) et ceux des principes égalitaires (« périssent les colonies plutôt qu'un principe »).
En Inde, les français commencèrent à vouloir s'implanter de façon significative grâce à la politique de Joseph François Dupleix entre 1719 et 1763. Les efforts de ce dernier furent néanmoins ruinés après la conclusion du traité de Paris en 1763.
En Amérique, après un siècle de présence, la Nouvelle-France commence à s'effriter : à la perte des territoires à l'est du Mississippi (Louisiane occidentale) lors des traités d'Utrecht en 1713, vînt s'ajouter les territoires à l'Ouest (Louisiane orientale), ainsi que le Canada lors du traité de Paris en 1763. La France repris la Louisiane occidentale, grâce à Napoléon, qui la revend trois ans plus tard aux États-Unis en 1803. L'Amérique du Nord devient alors en majorité anglophone.
En 1804, les français perdent le dernier fleuron de leur premier empire colonial : la colonie de Saint Domingue proclame son indépendance et devient la République d'Haïti.
Après la chute du Premier empire, la France ne conserve que quelques possessions : les cinq comptoirs des établissements français de l'Inde, l'Île de Gorée au Sénégal, quelques îles des Antilles (Guadeloupe, Martinique, Saint-Martin,…), ainsi que la Guyane et Saint-Pierre-et-Miquelon.

Je ne mentionne ici que le premier Empire pour la culture perso ^^, entre ce qu'il y a dans le cour de Mr Benoît et le Berstein, je n'allais que répéter, et j'en avais pas envie!

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La Hollande

Message  Charly le Lun 5 Jan - 11:31

La Hollande

L’Empire Hollandais, vaste au XVIè XVIIè siècle ne dure guère. Ses possessions en Amérique du Nord (New York) et du Sud (une aprtie du Brésil) ne tiennent pas.
Entre 1914 et 1939, il ne leur reste que les Antilles Néerlandaises et les Indes Orientales Néerlandaises (Indonésie)
L'administration des Indes néerlandaises comportait 3 volets :
1. Le Binnenlands Bestuur ("administration de l'intérieur"),
Les Indes néerlandaises étaient subdivisées en 36 ou 37 régions (selon l'époque). A la tête de ces régions était en général placé un résident. Sa circonscription s'appelait une residentie. Aceh, l' Oostkust ("côte orientale" de Sumatra du Nord), Ambon et le nord de Célèbes avaient un gouverneur. Belitung était administrée par un assistent-resident. Dans tous les cas, ces fonctionnaires étaient chargés de l'administration, de la justice, de la police et de l'irrigation locale.
2. L' Inlands Bestuur ("administration indigène"),
Le résident était secondé par des fonctionnaire indigène. A Java, c'étaient les bupati. Ceux-ci étaient chargés de l'administration de la population locale. Ce principe était nommé "soort over soort" ("le semblable au dessus du semblable"). Le bupati était la plupart du temps issu de la haute noblesse ou des familles princières.
L'administration de la population indigène était soumise à l' adat, c'est-à-dire le droit coutumier.
3. Le Bestuur over Vreemde Oosterlingen ("administration sur les orientaux étrangers").
Le terme Vreemde Oosterlingen, c'est-à-dire "Orientaux étrangers", désignait les habitants des Indes néerlandaises d'origine chinoises, indienne et arabe. Lorsque ceux-ci formaient une importante communauté en une région donnée, ils avaient le droit à une auto-administration semi-autonome.
L'autorité
Le résident était responsable envers le gouverneur général. Le bupati était surnommé le "petit frère" du résident. On entendait par là que le pouvoir reposait en dernier ressort dans les mains du résident. Le bupati était ainsi au même niveau que l' assistent-resident.
En effet, une residentie était subdivisée en 3 à 5 circonscriptions, à la tête de chacune desquelles était placé un assistent-resident.

Le « réveil national » (1908-1942)
Le 20 mai 1908, R. M. Wahidin Soedirohoesodo (1852–1917), un médecin javanais à la retraite, fonde le Boedi Oetomo ("l'intelligence suprême" en javanais), avec comme ambition d'élever la condition des Javanais à la fois par l'acquisition des connaissances occidentales et l'étude de leur propre culture. Le gouvernement indonésien a déclaré cette date "jour du réveil national" (Hari Kebangkitan Nasional).
En 1911, des marchands de batik javanais, désireux d'unir leurs forces face aux grossistes chinois, fondent le Sarekat Islam.

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Italie

Message  Charly le Lun 5 Jan - 11:31

L’Italie

I_ Les motifs de l’expansions
À la différence de la plupart des États européens, l'Italie a été unifiée tardivement, comme l'Allemagne, et apparaît donc tardivement sur le « marché » colonial. Elle se doit donc de concurrencer ses rivaux européens dans le domaine colonial, mais aussi dans les domaines naval et militaire.
À partir de 1929, l'expansion impérialiste devient un des thèmes favori des discours de Mussolini. Il soutient ainsi que l'expansion coloniale est une nécessité démographique et économique pour un pays comme l'Italie. L'expansion colonialiste se retrouve aussi dans le désir de Mussolini de remplacer le Royaume-Uni et, dans une moindre mesure, la France en tant que puissance dominante en Méditerranée.

II_ Les colonies
1. l’Afrique
La colonie de Somalie italienne est établie dans les années 1889-1890. Elle s'étend en 1925 sur le Jubaland aux dépens du Kenya britannique.
La colonie de l'Érythrée est fondée en 1889. Considérée comme un prestigieux projet colonial pendant l'ère fasciste, sa capitale Asmara conserve encore à ce jour quelques bâtiments et monuments datant de l'époque coloniale. Cette ville se trouve d'ailleurs sur la liste du patrimoine mondial de l'UNESCO.
La première tentative des Italiens de conquérir l'Éthiopie (1895-1896) se solde par une défaite retentissante à Adoua, après laquelle l'Italie se voit forcée de reconnaître l'indépendance de l'Éthiopie. Toutefois, 1935-1936. Toutefois, une seconde guerre italo-éthiopienne éclate en octobre 1935, et le 9 mai 1936, le roi d'Italie Victor-Emmanuel III est proclamé empereur d'Éthiopie.
L'Abyssinie, l'Érythrée et la Somalie italienne forment ensemble l'Afrique orientale italienne. Mussolini rêve d'envoyer des millions de colons italiens en Afrique orientale et il a beaucoup d'espoir de rentabiliser ces colonies. Cependant, en envahissant l'Abyssinie, pays membre de la Société des Nations, l'Italie s'attire les foudres de la communauté internationale. De plus, il ne réussit à conserver cette colonie qu'à peine plus de cinq ans.
Plus au nord, l'Italie acquiert en 1911 les territoires africains de la Tripolitaine et de la Cyrénaïque au détriment de l'Empire ottoman, conformément au Traité de Lausanne, après la courte guerre italo-turque. La proximité de cette colonie vis-à-vis de la métropole est évidemment un atout majeur. Peu après l'annexion de ces territoires, l'Italie signe un traité avec la France, où la France et l'Italie se reconnaissent mutuellement dans leurs territoires coloniaux, et pour fixer les frontières de l'Afrique du Nord. En 1934, la Tripolitaine et la Cyrénaïque sont unies pour former la colonie de la Libye, un nom utilisé 1500 ans auparavant par l'empereur Dioclétien. L'Italie perd le contrôle de la Libye pendant la guerre du désert, lorsque les forces allemandes et italiennes se retirent de Tunisie en 1943.
2. Les Balkans
L'Albanie se trouve déjà dans la sphère d'influence de l'Italie lorsque Mussolini décide d'annexer formellement cet État, en 1939. Selon certains observateurs, les raisons de cette attaque subite sont multiples, mais il s'agit probablement d'une volonté de répondre aux récentes annexions de l'Allemagne nazie. L'invasion de l'Albanie débute le 7 avril 1939. En quelques jours, le royaume est annexé et son roi Zog Ier s'enfuit au Royaume-Uni.
Victor-Emmanuel III est proclamé roi d'Albanie, et un gouvernement fasciste dirigé par Shefqet Verlaci est établi. Les forces armées albanaises sont englobées dans des unités italiennes. La résistance à l'occupation italienne augmente rapidement en 1942 et 1943. À l'été 1943, l'intérieur montagneux du pays est contrôlé par des résistants menés par Enver Hoxha. L'Italie se retire d'Albanie en septembre 1943 pour laisser place aux Allemands, suite à la chute de Mussolini.
L'archipel du Dodécanèse fait partie des acquisitions territoriales italiennes pendant la guerre italo-turque de 1911-1912. On considère le contrôle de Rhodes et de ces îles environnantes comme un défi pour l'Italie face à la domination britannique en Méditerranée. L'archipel est donné aux Allemands en septembre 1943, après la chute de Mussolini.

La fin de l'Empire colonial italien se situe en 1943, quand, engagés dans la guerre du désert, les Italiens sont chassés d'Afrique par les Britanniques d'Afrique et doivent abandonner l'Albanie et le Dodécanèse aux Allemands. La fin officielle de l'Empire est entérinée au Traité de Paris en 1947. L'administration de la colonie de la Somalie italienne est confiée par les Nations Unies à l'Italie de 1949 à 1960.

L’Italie est l’un des pays qui, durant l’entre deux guerres, consacre le plus d’énergie à sa politique coloniale. Mussolini souhaite à travers son Empire retrouver la grandeur de l’Italie impériale. Cependant, s’il cherche à l’étendre par le territoire pour augmenter sa puissance, en aucun cas il ne cherche à assimiler les populations des pays colonisés. La politique coloniale s’inscrit donc dans la visée totalitaire de l’Etat Fasciste, le but étant de favoriser la grandeur et de montrer cette grandeur au monde.

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Japon

Message  Charly le Lun 5 Jan - 11:31

Le Japon

Les conflits d'intérêts entre la Chine et le Japon au sujet de la Corée aboutissent en 1894-1895 à la guerre sino-japonaise. Vainqueur, le Japon obtient des territoires dans la péninsule. Devant les protestations de la Russie, de la France et de l'Allemagne, il doit y renoncer. L'empereur décide alors de renforcer ses forces armées.
La Corée est également la cause de la guerre de 1904-1905 contre la Russie. Les opérations s'étendent jusqu'en Mandchourie. La victoire navale de Tsushima (mai 1905) constitue la première victoire d'un pays non-occidental sur une nation européenne.
Expansion impériale et réalisation de la sphère de co-prospérité.
Le Japon annexe la Corée en 1910.
Les raisons de l'impérialisme japonais étaient surtout liées aux problèmes nés du modernisme:
· besoin de matières premières pour son industrie en plein essor
· recherches de débouchés commerciaux
· besoin de nouvelles terres
· production agricole insuffisante pour une population toujours croissante, d'où famine et misère dans les campagnes.
· chômage engendré par les progrès techniques
· enfin volonté de puissance surtout avec la persistance des traditions guerrières par la figure des seigneurs de la guerre.

Le Japon est frappé par la crise mondiale de 1929. Le Japon, étant un pays faible en matière première, a du mal à nourrir une population sans cesse croissante (un million de citoyens en plus chaque année). Le chômage sévit dans tous les centres industriels du pays, des krachs financiers se produisent en chaîne. Le gouvernement libéral est paralysé par la crise. Le caste des militaires veut réagir à ce « gel » du gouvernement: - il tente de reprendre l'emprise sur l'état (comme à son habitude) - il tente d'infléchir la politique en intérêt pour l'économie.
L'opinion publique accorde une audience enthousiaste, comme en Allemagne et en Italie, aux hommes qui proposent des conquêtes faciles, des marchés nouveaux ainsi que des politiques de « prestiges ».
Le Japon continue d’avancer en Chine dès 1931 avec l’affaire de Mandchourie, déclenchée par l’incident ferroviaire du 18 septembre 1931. Suite à cet incident, le Japon prend possession de la Mandchourie et y crée un Etat fantoche, le Mandchoukouo. Cet Etat est une source de matières premières importantes pour le japon
A Partir de 1937, le japon reprend son « grignotages » de la Chine. En 1937, les principales villes du littoral sont capturées. Petit à petit, dans une guerre d’usure qui fait au total plus de 20 millions de morts (17 millions de civils Chinois !), le japon s’étend sur la Chine, s’enfonçant de plus en lus dans les terres.
A la faveur de la guerre, le Japon prend aussi possession des Philippines (jusqu’ici sous domination US), de l’Indochine, de l’Indonésie et de la Birmanie. Ces prises ne peuvent pas en tant que telles être considérées comme des colonies puisqu’elles sont des prises de guerres, néanmoins elles participèrent à l’effort de guerre Japonais. Par ailleurs le japon essaya de faire émerger (et y parvint) dans ces colonies un sentiment anti-blanc qui rendit la population plus favorable à la domination Japonaise lorsqu’elle n’était pas violente. Cette propagande Japonaise explique en partie l’accueil qui fut fait au Européens à leur retour après 1945.

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Portugal

Message  Charly le Lun 5 Jan - 11:32

Le Portugal

Après avoir participé aux grandes découvertes et avoir obtenu la moitié de l’Amérique au traité de Tordesillas, au XXè siècle, il ne reste au Portugal que les Açores, le Mozambique, la Guinée Portugaise (actuelle Guinée Bissau), l’Angola et les îles du Cap Vert et de Sao-tomé et Principe.
La condition du Portugal l’empêche d’être un réel pays colonial. Tout comme l’Espagne, ce pays n’a pas connu de Révolution industrielle et la dictature, qui commence en 1926 et dont Salazar prend la tête en 1932, rend toute amélioration possible. Ce régime passéiste maintien le Portugal loin de ses colonies. Le Portugal n’est pas assez puissant économiquement ou militairement pour maintenir ses colonies. Néanmoins, étant elles mêmes peu développées, elles resteront sous la coupe de la métropole jusqu’en 1975, date de l’indépendance de toutes les colonies après des guerres d’indépendances et la Révolution des Œillets en Métropole.

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