Chapitre 5

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Chapitre 5

Message  Admin le Dim 14 Sep - 17:28

Chapitre 5 : Mouvement ouvrier, syndicalisme et socialisme :

Le mouvement ouvrier est né par un rencontre entre deux réalités de nature différente : le socialisme et la classe ouvrière. Chacun a eu sa propre histoire avant de se rencontrer de façon relativement fortuite. En effet, le socialisme ne se réduit pas à la philosophie des sociétés industrielles et le mouvement ouvrier aurait pu emprunter son inspiration à d’autres doctrines.

I) La révolution industrielle et la classe ouvrière :

Ses composantes,
La révolution industrielle repose sur la conjonction de l’utilisation du charbon (nouvelle source d’énergie) et l’essor du machinisme. La machine à vapeur est le symbole de cette révolution industrielle.

Ses conséquences,
- Le rapport entre l’homme et son travail change.
- Le rapport entre les hommes entre eux.
- La croissance de l’industrie.
- La concentration de la main d’œuvre.
- Le début de l’exode rural.
- L’apparition du classe tout à fait nouvelle : la classe ouvrière.
- L’apparition de deux « humanités différentes », deux populations qui ne se rencontre, et encore, qu’à l’occasion du travail et n’ont que des rapports de commandement ou de subordination.

L’égoïsme des possédants, l’inorganisation des exploités, la période de répression et la poussée démographique font de la condition ouvrière au XIXème siècle quelque chose d’épouvantable. Le mouvement ouvrier se tourne donc vers la lutte pour améliorer sa situation.

II) Le mouvement ouvrier :

Le passage de la classe au mouvement implique une prise de conscience de cette condition ouvrière et un effort d’organisation. Toutefois, presque tout au long du XXème siècle, les travailleurs ne peuvent ni former d’association, ni se coaliser, ce qui va retarder la constitution du mouvement ouvrier. Dans les années 1880-1890, cette toute nouvelle catégorie sociale rentre enfin dans le syndicalisme.

La conquête des droits,
L’objectif premier du mouvement ouvrier est de sortir de la clandestinité, de s’organiser ouvertement. En France, cette émancipation s’est faite en deux étapes : en 1864, la loi autorise la grèves et les coalition. En 1884, la loi Waldeck-Rousseau reconnaît la liberté syndicale.
Les ouvriers revendiquent également une amélioration matérielle des conditions de travail :
- Stabilité de l’emploi.
- Durée du travail.
- Condition d’hygiène, de sécurité.
- Le montant des rémunérations.

L’État fait alors des concessions :
Les premières concernent la limitation de la durée du travail pour les femmes et les enfants. Sont élaborées ensuite des mesures de protection contre les risques sociaux. Ce système se développe en France dans les premières années du XXème siècle.
Le mouvement ouvrier va alors combattre la société établie par le syndicat et préparer l’avènement de la société à venir par le parti.

III) Le socialisme :

Les sources du socialisme,
Le socialisme est une réponse aux problème posés par la révolution industrielle : la misère des travailleurs, la dureté de la condition ouvrière. De plus les fondateurs de l’école socialiste sont alertés par la fréquence des crises économiques. Ces deux observations aboutissent à la même critique du postulat du régime libéral selon laquelle il faut laisser une totale liberté à l’initiative individuelle.
La diffusion du marxisme,
Les écoles socialistes, au XIXème siècle divergent sur les modalités pratiques et la philosophie générale. L’une d’elle va prendre le pas sur les autres et les évincer : le marxisme qui s’est imposé pas sa cohérence et par le génie de ses fondateurs.
Le mouvement devient majoritaire dans l’internationale dans les années 1870.
En France, la pensée de Proudhon est l’adversaire du marxisme, en Allemagne, le grand nom est celui de Lassalle. A partir des années 1870-1880, il devient la philosophie reconnue du mouvement ouvrier.

Le socialisme comme force politique,
C’est par le pouvoir que passera la réalisation du socialisme. Après 1900, le socialisme constitue une force de premier plan dans la plupart des pays occidentaux., une force d’opposition politique qui rejette en bloc les institutions politiques, le régime économique, le système des relations sociales, la morale bourgeoise.
L’internationalisme est fondamental :
La première internationale est fondée en 1864 et disparaît en 1876. La seconde internationale constitué en 1889 existe toujours. En 1905, le parti qui réunit, en France, les différentes écoles socialistes, s’appelle Section Française de l’Internationale Ouvrière, SFIO.
Le socialisme incarne la paix dans le monde. La première guerre mondiale est une épreuve décisive. Au lendemain du conflit une scission divise le parti auquel la Russie bolchevique propose un nouvel exemple avec la troisième internationale.
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