Les Etats-Unis depuis 1945

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Les Etats-Unis depuis 1945

Message  Admin le Mar 12 Mai - 18:55

Les Etats-Unis depuis 1945 :


La question noire aux Etats-Unis, voir les mondes sortis à l’occasion de l’élection d’Obama.

I) 1945-1964 : La maturité :

Avant guerre, les EU n’ont pas voulu assumer leur leadership. Après guerre, avec l’URSS, ils l’assument.

A) L’après-guerre :

L’artisan principal du retour à la paix pour les EU va être Truman. Il a été choisi comme colistier de Roosevelt. On choisit souvent comme vice-président des gens qui ne font pas d’ombre. [Eléonore Roosevelt  femme de Roosevelt] On appel parfois Truman le président du hasard car arrivé au pouvoir suite au décès de Roosevelt, par hasard. Il aura du mal à sortir de l’ombre mais y parviendra. Il va devoir rassurer dans un premier temps puis il va organiser son cabinet. Une des décisions importantes est la création du conseil national de sécurité. Dans l’ensemble, sa présidence permet de faire ressortir renforcé le pouvoir présidentiel, le pouvoir central, fédéral. Le nombre d’employé augmente de manière importante. La bureaucratie fédérale passe de 600 000 en 1932 à 2 600 000 sous Truman). La conférence de San-Francisco achève de mettre en place l’ONU. Elle est cette fois ratifiée par le sénat américain. Il faut finir la guerre notamment en Asie. L’autre chantier amené par Truman est la fin de la guerre. Il prend la décision des bombardements atomiques des6 et 9 aout. Il faut organiser l’après guerre pour les soldats qui reviennent. Les EU rapatrient très rapidement une grande partie de leur armée. Churchill demande de ne pas allé trop vite par peur de la puissance de l’armée rouge. Douze millions de soldat américains rentrent en 1945, 3 million en 1946 et 1,5 million en 1947. Une loi est voté dès 1944, elle concerne les soldats américains : elle vise à aidé les GI à se réinsérer dans la société. Pour autant, cette loi d’aide au retour ne résout pas tous les problèmes car le pays a considérablement changé. Le niveau de vie s’est amélioré, la population a augmenté, les femmes ont occupées des places nouvelles. Mais pour autant, les mentalités n’ont pas changées, les EU restent conformistes du point de vu social. Les Eu ont tiré parti de la guerre : tout le monde n’en a pas profité au même niveau : dans le secteur agricole, la concentration des exploitations a entrainé la disparition des petites fermes. Dans l’industrie, la guerre a aussi beaucoup développé le domaine. La société de consommation devient une réalité essentielle. Du point de vue régional, le nord est reste la région prédominante mais on commence à voir cette attirance vers le sud avec le développement des industries liées au pétrole.
Quel est le rôle de l’Etat ? Il a pris une place prédominante pendant la guerre. Truman qui est démocrate va s’inscrire dans la continuité de Roosevelt en développant un programme social, il va étendre la sécurité sociale, il fait voter la hausse du salaire minimal. La politique de Truman ressemble un peu à se que vont faire les travaillistes en GB. La lignée est plutôt progressiste. Ce qui n’empêche pas le mécontentement social de se faire entendre. Truman fait preuve de fermeté. La tension de la société américaine va contribuée à discréditer Truman. Contre toute attente, Truman est tout de même réélu en 1948.

B) La guerre froide (1947-1953) :

Quand Truman prend le pouvoir, il n’a pas toutes les informations en main. Il ne connait pas la façon de négocier avec Staline et l’Europe de Roosevelt. Il va parfois mener la carotte et le bâton. Puis va mener une politique de plus en plus ferme. Truman réalise que sur le sol européen, l’armé rouge est en place, l’URSS a l’avantage du rapport de force en Europe. Il faut tempérer le discours de la fermeté. Toutefois, suite aux avertissements de G. Kennan, Truman prend conscience qu’il existe un réel plan de l’URSS, un réel danger.
Les Eu évoluent dans leur conception des relations internationales : elles vont de plus en plus être lues sous le prisme de la sécurité. Ceci se traduit donc, d’une part, pas la création du conseil national de sécurité et, par celle du poste de secrétaire à la défense. La CIA est aussi créée et est placé sous le contrôle de ce conseil national de sécurité. La politique internationale est plus active : plan Marshall.
La société américaine se diversifie notamment par l’immigration très active. Le sentiment anticommuniste est très important : Maccarthysme (J. McCarthy qui pousse loin les sentiments anticommunistes, il se discrédite lui-même en attaquant par exemple Marshall ou l’armée. Le PC américain compte 43 000 membres en 1951 et 25 000 en 1953.

C) La « force tranquille » (1953-1964) :

Il semble une force tranquille tant sur le plan politique que économique. Il y a même des efforts sur le plan social. Les années 50 sont marquées par le conformisme social. Du point de vue politique, les EU sont une démocratie qui fonctionne. Il y a un consensus fondamental sur le type de régime, c’est une force très importante pour les pays. Les deux grands partis politiques ont la confiance du peuple, il y a une alternance. Il y a toutefois une forte abstention.
D. Eisenhower est président en 1952, il se laisse porté par la vague maccarthyste. Il gagne très largement. Il est très populaire. Il n’est pas politicien mais plutôt administrateur. Il va monter son équipe de technicien sans faire appel aux anciens du parti. Kennedy fera campagne sur le « règne soporifique d’Eisenhower ». Kennedy l’emporte facilement (face à Nixon). Il profite de la place de la télévision dans cette campagne. Du point de vue politique, la démocratie semble fonctionner (malgré ses drame : 22/11/1963  assassinat de Kennedy). Les Eu sont en pleine période d’essor : ils s’appuient sur une croissance démographique incessante. 1950 : 152 000 000 d’habitant puis en 1964 : 192 000 000. Le progrès de la médecine y contribue, la guerre a été un stimulant très fort. L’espérance de vue augmente et est, en 1964 elle est de 6a ans pour les hommes et 75 pour les femmes.
L’immigration latino-américaine supplante largement l’immigration européenne. Cette population se déplace de plus en plus vers le sud et vers l’Est. La société est aussi marquée par le phénomène de l’urbanisation. Les banlieues se développent tandis que les centres-villes stagnent ou baissent. Les entreprises évoluent vers le gigantisme : Général Motors à un chiffre d’affaire a peu près équivalent au budget de la France. L’actionnariat se développe. Si on compare les Eu à la situation en Europe, les EU prennent le dessus économiquement puisque en 1955, les EU produisent 50% de la production mondiale.
Qu’est ce qui caractérise la société américain ? Le triomphe des classes moyennes qui partagent une même éthique du travail. La progression repose sur le mérite et le symbole de la réussite est le pavillon de banlieue, l’automobile et tout l’électroménager. La banlieue est aussi, bien souvent un lieu de vie communautaire. La religion tient une place importante. Il existe évidement des disparités : la pauvreté est un phénomène important qui touche d’une manière ou d’une autre entre 1 cinquième et 1 quart de la population. Les années Eisenhower sont marquées par le début de la déségrégation raciale que Truman avait commencé. En 1954 : arrêt de la cours suprême : Brown vs Board of education. En même temps, il y a le mouvement de Martin Luther King. Ce mouvement, donc MLK est le chef de fil va aussi profiter de la télévision. La répression violente des manifestations non violentes sensibilise l’opinion. Johnson va aussi prendre des décrets pour l’accès au logement, l’embauche, les listes électorales… En 1960 : 19 000 000 de noirs.
Les EU rayonnent par leur puissance culturelle.
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Re: Les Etats-Unis depuis 1945

Message  Admin le Mar 12 Mai - 18:55

II) 1964-2001 : Les doutes et les incertitudes :

A) La « grande société » (1964-1968) :

Après l’assassinat de Kennedy, Johnson assure l’intérim puis va être réélu. Il est plus intéressé par les questions sociales que par la politique étrangère. A la fois, le consensus libéral demeure et en même temps, il y a une ligne de projet social. La prospérité que connaissent les EU semble pour donner à Johnson les moyens de réaliser ses réformes sociales. Ses ambitions sont importantes, ils les expriment par le terme de « Grande société ». Après son élection : Il fait voter le civil right act en 1964. Il donne une assise légale à la sécurité sociale (Medicare : vieux et Medicaid : indigents). Il va aussi contribuer à développer les structures. La part du budget qu’il y consacre est plus de doublé pendant sa présidence. Mais la guerre du Vietnam va entrainer la réorientation du budget vers la défense. La lutte contre la pauvreté se transforme en lutte contre le communisme. Une large partie de la société américaine va mal réagir à la politique de Johnson : phénomène d’émeute urbaine dont le point de départ est l’émeute de Watts en 1965 qui dure 5 jours et fait 34 morts. De 65 à 68 : plus ou moins 225 morts. Le mouvement de protestation noir se radicalise essentiellement à partir de 1966 avec le mouvement du Black Power donc l’illustration avait été les deux points noirs levé par les coureurs aux Jo de Mexico pendant l’Hymne américain. La remise en cause du modèle américain est incarnée par les Wasps. Le mouvement féministe prend de l’importance : women’s lib. Il y a aussi un mouvement indien et celui de la jeunesse : mouvement hippie (Californie) : vague pacifiste et aspiration à une extension des droits civiques. Parfois, le phénomène prend une forme de contre-culture.

B) 1968-1974 : De la guerre du Vietnam au Watergate :

Comment vont évoluer les Eu ? Quelles sont les motivations de Johnson pour engager les Eu dans ce conflit ? La motivation est d’abord idéologique. Il s’agit d’endiguer le communisme. Cela met aussi au deuxième plan l’hostilité américaine vis-à-vis du colonialisme. Il y a aussi une raison politique : les démocrates ne veulent pas passer pour des anticommunistes mous. Johnson reste dans cette politique d’endiguement. Comment pratiquer cet endiguement ? Johnson a évolué en fonction de la conjoncture. L’engagement américain prend différentes formes. Dans un premier temps, il n’est que financier puis devient, après les accords de Genève, les Eu envoient des conseillés politique et des instructeurs militaires dans le sud du Vietnam. C’est sous Johnson que l’engagement militaire va se déployer. Dans ses motivations : il se dit qu’il faut vite venir à bout de cette question pour pouvoir déployer le programme intérieur. Du point de vue psychologique, l’offensive du Têt est victoire pour les Vietnamiens. La société américaine va de plus en plus s’opposer à la guerre. Cette opposition a commencé dans les mouvements de jeunesse. Dès 1965, les manifestations sont de plus en plus importantes : la conscription renforce ces mouvements. La manifestation du 22 octobre 1967 à Washington est immortalisée par les manifestants mettant des fleurs sur le bout des fusils des soldats gardant le Pentagone. Les médias jouent le rôle de contre-pouvoir. Ils montrent la réalité du conflit. Johnson veut sauver la face : comment terminer la guerre ? La question est tellement importante que la campagne qui va conduire à l’élection de Nixon porte essentiellement sur le Vietnam. Les démocrates conservent la majorité au congrès. Nixon, élu en 1968, met en œuvre la vietnamisation pour que les Eu puissent se retirer du conflit. Nixon est assisté par Kissinger : Les troupes américaines doivent se retirer petit à petit et les Eu doivent subventionner le sud Vietnam pour leur armement. Il y a aussi une politique de bombardement intensif destiné à maintenir la pression sur l’adversaire. Les négociations avancent et débouchent sur les accords de Paris le 27 janvier 1973 qui consacrent l’indépendance du sud Vietnam et entérinent la fin de l’aide américaine dans la région. Les Eu sont finalement obligés d’accepté la réalité : la première défaite américaine de l’après guerre. Pour l’armée américaine, il n’est que temps de partir. Le climat est tendu.
Les 4 U: Unwilling led by the unqualified doing the unnecessary for the ungrateful.
57 000 morts américains pendant cette guerre. Le déficit budgétaire augmente et la monnaie américaine s’affaiblie. De plus peu de temps après éclate le scandale du Watergate ; les institutions elles-mêmes sont ébranlée puisque le congrès ira jusqu’à déclencher une procédure d’impeachment contre Nixon, lequel démissionne le 13 aout 1974 et est remplacé par Ford (non élu car même pas vice président). L’importance des contre-pouvoirs est mise en avant dans la démocratie américaine. Le congrès prend sa revanche sur un exécutif de plus en plus envahissant depuis le New-deal. Les années 70 marque un léger retour du balancier au profit du législatif américain.

C) Au creux de la vague (1974-1980) :

Toutes les institutions sont victimes de la crise de confiance. Carter joue dessus dans sa campagne. Il exprime une sincérité qui séduit. Il l’emporte de peu contre Ford. Il doit faire face à cette crise de confiance et à la crise économique qui touche à plein les EU. Et, plus fondamentalement, la crise que connait l’économie américaine se moment là est lié à un essoufflement : on arrive à la fin d’un modèle. Les Etats-Unis rentrent dans l’ère postindustrielle. Les Eu doivent faire face à l’inflation à laquelle ils avaient échappé + les chocs pétroliers. Carter opte d’abord pour une politique de type keynésien puis va changer et revenir à une politique déflationniste. Les Eu restent la première puissance économique dans les années 70. Les EU gardent leur force dans le secteur de la recherche. Enfin, cirse de la politique étrangère à l’inverse de l’URSS. Carter apparait de plus en plus comme un idéaliste. Sous Carter les EU connaissent ne crise multiple et en fin de mandat, il réagit mais Reagan provoque vraiment un virement du point de vue de la politique étrangère.

D) Les EU à l’heure du reaganisme :

Les dirigeants sont marqués par l’échec du Vietnam. Qui peut rendre confiance aux EU ? Sous Carter, il y a eu quelque bon point comme la normalisation des relations sino-américaine. Mais l’URSS semble avancer ses pions de plus en plus. Carter va durcir sa politique à la fin de son mandat. Les EU boycottent les jeux de Moscou, Carter décrète un embargo sur les céréales. Mais c’est Reagan qui va illustrer ce changement de cap à partir de 1980.
Reagan marque vraiment la société américaine. Peut-on parler de Reaganisme ? Reagan est un homme atypique, il a été acteur et reporter sportif, ce qui l’a rendu populaire. Il illustre la possibilité d’ascension en Amérique. Il s’intéresse de plus en plus à la politique et se rapproche des républicain, il va être gouverneur de Californie. Il perd une première fois les primaires contre Nixon (puis Carter est élu) puis en 1980, il gagne les primaires face à Bush puis les élections face à Carter. Il a fait campagne sur le changement : les américains veulent une économie de nouveau en marche, que l’inflation soit maîtrisé, que l’honneur américaine soit rétabli. En 84, il est triomphalement réélu grâce à une vague conservatrice. Reagan va progressivement remettre en marche l’économie américaine en désengageant l’Etat, en laissant plus de place à l’initiative individuelle, ce qui se traduit par des baisses d’impôts. Dès 1983, les effets se font sentir, le dollar reprend de l’importance. Reagan, c’est aussi un style, un punch, il parle fort mais agit avec + de modération que ce que sont discours pourrait laisser entendre. Il reste très pragmatique. En janvier 89, lorsqu’il quitte le pouvoir, sa côte de popularité est au plus haut. La présidence reprend de son éclat. G.H.Bush est élu à la place de Reagan. Il va s’inscrire dans sa continuité avec un certain pragmatisme en politique étrangère qui se traduit par une réaction officielle de rupture de contact temporaire avec la Chine lors du massacre de Tienanmen. Il va encourager la transition démocratique dans certains pays d’Amérique centrale. Il y a un certain respect du multilatéralisme qu’on peut illustrer avec la 1ère guerre du Golfe en 1991, déclenché après 2 résolutions de l’ONU. Les Américains reprochent à Bush de négliger la politique intérieur. C’est là-dessus que Clinton fait campagne puis est élu en 1992 face à Bush.

E) La décennie des désillusions :

Clinton est élu d’abord sur un programme social. Il fait deux mandats. Il profite de la prospérité économique mondiale. Le taux de croissance de 1997 est de 3,9%, les EU produisent de 20 à 25% des biens et services mondiaux. Le taux de chômage est relativement modeste, même si certains secteurs sont atteints, les Eu innovent et connaissent des investissements très important dans la recherche. Certains secteurs sont protégés par des barrières tarifaires. Un des points positifs est aussi l’embelli des finances publiques, le déficit passe de 290 milliards de dollars à 22 milliards de dollars de 1992 à 1997.
Les disparités restent très importantes. 1% des ménages détiennent 37% du capital. La pauvreté touche encore 40 millions d’américains soit 14% de la population. Cette pauvreté touche surtout les minorités (hispaniques ou noires). Cette pauvreté touche aussi une petite partie des classes moyennes, les travailleurs pauvres apparaissent. En 1992 à Los Angeles, des émeutes éclatent et voient s’opposer des minorités entre elles. On se pose la question de savoir ce qu’est l’identité américaine. Clinton est réélu en 1996 avec un faible taux de participation.
Avec la chute de l’URSS, les Eu se demandent quel est leur nouveau rôle dans les relations internationales. La diplomatie est souvent guidée par des intérêts économiques. La promotion des intérêts économique semblent l’emporter sur les idéaux démocratique. La vitalité économique peut contribuer à l’avènement de la démocratie. Les Eu de Clinton mènent une diplomatie New Look. Les EU gardent leur puissance culturelle, CNN se développe par exemple. L’instabilité du monde grandit suite à la chute de l’URSS. Le terrorisme prend de l’importance et après le 11 septembre 2001, les Eu de G.W.Bush rentrent en guerre contre l’Afghanistan. La politique étrangère est axée sur la lutte contre le terrorisme. Il y a désormais une défiance vis-à-vis du multilatéralisme (Kyoto, Irak…).
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