Quelques aspects de l’histoire culturelle de l’Europe depuis 1945

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Quelques aspects de l’histoire culturelle de l’Europe depuis 1945

Message  Admin le Mer 13 Mai - 15:00

Quelques aspects de l’histoire culturelle de l’Europe depuis 1945 :


Introduction :
Qu’est ce qui définit l’appartenance religieuse ? Selon les critères, les statistiques sont différentes. Que mettre derrière les institutions religieuses ? Si les témoins de Jehova sont considérés dans certains pays comme sectaires, dans certains pays, c’est un mouvement comme un autre issu de l’Eglise chrétienne. Que fait le statisticien ? Comment cerner la pratique religieuse ? Elle a énormément évoluée depuis la deuxième guerre mondial, les statistique ont donc évoluées également.
I) Religion et société :
1) Processus de sécularisation des sociétés européennes :
A) Mise en perspective historique :
{R. Rémond, religion et société en Europe]
En Europe, on constate à la fois la séparation entre les Eglise et l’Etat et la séparation entre la religion et la société. Les lumières et la révolution symbolise le début de ce mouvement. A ce moment là, l’Europe est dans l’ensemble chrétienne : la partie catholique regroupe davantage les pays occidentaux. La partie protestante avec les anglo-saxons, les scandinaves, l’Europe centrale. L’Europe orthodoxe se situe surtout dans le quart sud-est de l’Europe. L’Islam est déjà présent en Europe (Les Ottoman à Vienne en 1683). Il y avait enfin une diaspora juive, peu importante, excepté à Rome. Globalement, le christianisme est très majoritaire.
L’Europe est sous l’ancien régime, la religion est omniprésente dans la vie social, la puissance publique intervient dans les affaires des Eglises. Souvent, l’identité nationale s’identifie à l’identité religieuse. La fidélité religieuse est perçue comme un acte de patriotisme. Arrive l’idée des lumières (pas la première tentative d’idée de séparation religion/Etat. Avec la déclaration des droits de l’homme : « nul ne peut être inquiété pour ses idées, même religieuses ». Les révolutionnaires vont accorder la nationalité française aux hommes dont la religion n’est plus nécessairement le christianisme. La religion ne fonde plus l’unité nationale.

B) Les deux étapes de la sécularisation :
Premièrement : Dissociation entre les Eglises et l’Etat. C'est-à-dire que l’Etat, toujours confessionnel va adopter une attitude de neutralité en matière religieuse. Concrètement, l’Etat met fin aux discriminations vis-à-vis des minorités religieuses. Les actes administratifs sont séparés des sacrements religieux (le baptême ne sert plus de certificat de naissance). Enfin, un nouveau statut est accordé au fait religieux : soit l’Etat le reconnait et l’institutionnalise sur la base du pluralisme (se traduit souvent par l’existence d’un concordat) soit l’Etat adopte une neutralité absolue : « la République ne reconnait ni ne subventionne aucun culte ». ce processus dure une centaine d’année.
Deuxièmement : La dissociation entre religion et société. Cette dissociation va de pair avec un processus de séparation de la religion et de la morale. Sous l’ancien régime, le code pénal et le code moral ont beaucoup de point de convergence. Après la révolution, ils sont séparés. Ce qui a bien souvent marqué dans les esprits, ce sont les lois sur le divorce. Les philosophies de l’individu prennent de plus en plus d’importance. La morale devient vraiment une affaire de pure conscience individuelle. En même temps que le processus de sécularisation, le fait religieux est réaménagé.

2) Les réaménagements du fait religieux :
A) De l’athéisme militant à l’indifférence pratique :
Peut-on encore penser Dieu après la seconde guerre mondiale ? Essor de Marx, Freud, Nietzsche. On va passer à une indifférence de plus en plus grande qui traduit la marginalisation du fait religieux. Les marques d’identité religieuse reculent, la religion devient de plus en plus un aspect de la vie privée.

B) Les composantes de la nouvelle religiosité occidentale :
Bien souvent, l’individu est au centre. Ils n’ont plus de la même manière qu’auparavant, le sentiment d’appartenance à une institution. Leur pratique peut toujours être irrégulière où nul. Il y a une sorte de pratique à la carte. Il y a une fluidité des appartenances. La religiosité intègre davantage le ressenti et le corps, la dimension est à la fois affective et corporelle. Le croyant va chercher une expérience, un vécu. La religion conceptuelle, de la foi est en recul. La religion est vue comme un auxiliaire de l’épanouissement personnel. Le positionnement par rapport au monde est particulier : le monde est vu comme un tout avec lequel les hommes fusionnent pour en capter les ondes positives.

C) Les influences des religions ou spiritualité orientales :
La fascination de l’occident vis-à-vis de l’orient n’est pas quelque chose de tout à fait nouveau mais sa massification l’est surtout à partir de la guerre. Cette influence religieuse augmente car, certains aspects de la culture orientale peuvent apparaitre comme une contre culture. Cette influence orientale peut se traduire de différentes manières. Par des pratiques religieuses, sportives, d’hygiène de vie… (Arts martiaux, yoga…). Cela peut aussi se traduire sous des formes sectaires (Krishna). Ces mouvements donnent l’impression de donner une alternative à un mode de vie souvent jugé comme étouffant. Qu’est-ce qu’une secte ? Il y a aussi ici une difficulté pour le statisticien.

3) Quelques aspects institutionnels :
A) Les Eglises chrétiennes dans la tourmente :
Comment les institutions religieuses évoluent-elles dans ce nouveau contexte ?
Aujourd’hui, en Europe, on estime le nombre de chrétiens à environ 554 millions. Dans cet ensemble, le catholicisme demeure majoritaire (250 millions de fidèles), puis les orthodoxes (169 millions), les protestants (70 millions), et les anglicans (25 millions). Il y a 33 millions de musulmans.
Après guerre, les Eglise sont affectées en profondeur du point de vue de la pratique, qui recule (moins de baptême, moins d’église). Ex : 64% des français se disent catholiques, 5% de ces 64% vont à la messe tous les dimanches.
Pape : Pie XII, élu en 1939 meurt en 1958. Jean XXIII (1958-1963) qui, comme sont prédécesseur est italien. Paul VI (1963-1978), italien, il a pris des positions en faveur du développement des peuples avec son encyclique Popularum progressio et humane vitae (sur le mariage et la régulation des naissances). Jean-Paul 1er (1978-1978). Jean-Paul 2 (1978-2005, pape non italien depuis très longtemps, il est polonais. Dans le contexte de la guerre froide, c’est un évènement majeur, il soutien Solidarnosc. Concile Vatican II qui réalise la « mise à jour » au niveau de la réflexion théologique, de la pratique  Qu’est ce que l’Eglise, quel rapport l’Eglise veut-t-elle restaurer avec le monde dans lequel elle vit ? Pour certains, l’Eglise ne va pas assez loin, pour d’autre, elle va bien trop loin.

B) L’évolution des relations entre les religions :
Les Eglises chrétiennes entre elles développent des relations. La recherche de l’unité des Eglises va connaitre un renouveau qu’on appelle l’œcuménisme. Le conseil œcuménique des Eglise se rassemble pour la première fois en 1948. Création de Taizé, en 1965, les excommunications du grand schisme d’occident de 1054 sont levées.
Les relations avec les autres religions évoluent aussi. Après Vatican II, ouverture avec les autres religions. A Assise en 1986, le pape Jean-Paul II rencontre les principaux leaders des différentes religions et spiritualités.

II) Education et politique scolaire :

Il y a d’abord un fait démographique : le baby-boom qui entraine l’augmentation de la population scolaire, d’abord dans le primaire, puis dans le secondaire. Par ailleurs, il y a une volonté de démocratiser l’école. D’où, une nécessité de réforme ou déjà la volonté de mettre en place un système scolaire. Ces systèmes sont différents selon les pays, ils découlent de l’héritage de la tradition de chacun. En France, l’Etat va subventionner les familles qui mettent leurs enfants dans les privés (1950-1959-1981-1984). Les accords signés entre Jack Lang et Coupet en 1992 vont uniformiser le statut des enseignants. Partout, les Etats sont confronté à la hausse de la population et, pour y faire face, doivent rénover les filières de formation des maîtres. Ecole normales remplacées par les IUFM en 1991. En France le décret Fouchet crée les CES et, dans le supérieur, démocratisation et en même temps des clivages demeurent. Les échanges au niveau européens se développent  Erasmus mis en place 1997. L’enseignement supérieur penne tout de même à rattraper le retard par rapport aux Etats-Unis, notamment sur le plan scientifique.

III) La médiatisation de la culture après 1945 :
A) Les supports culturels :
LE XXème siècle a vu la transformation des moyens d’informations qui permettent de diffuser le contenu culturel. En 1945, la radio existe déjà. C’est la télévision qui va venir révolutionner ces moyens d’information. Elle est d’abord en noir et blanc puis en couleur, puis câblée, puis sur internet… La période de l’après guerre va voir la libéralisation progressive de ces médias. L’ORTF, en France est éclatée en 1974 entre d’une part l’aspect radio (radio France) et d’autre part, la télévision (TFI, Antenne 2, et FR3). La radio libre est autorisée en 1981.
La presse connait un sort moins heureux : à la fois elle se diversifie (création de revues de plus en plus spécialisées comme avec la presse féminine qui marche très bien, on trouve aussi des revus sur les médias qui, par exemple, donne les programme des chaîne) et se concentre : un grand nombre de titre son aux mains de grands groupes de presse. Le secteur de l’édition, connexe à la presse a connu un mouvement de concentration et est lui aussi concurrencé par les nouveaux supports médiatiques, même si la mort du livre annoncée n’est pas arrivée.
Le cinéma doit lui aussi résister aux autres supports. Après guerre les américains vont prendre le dessus sur la production cinématographique.

B) La création culturelle :
 Artistique
 Philosophie
 Littérature
 Musique

C) Internet :
Viens de la défense américaine. A partir des années 1980, la technique d’internet se développent, dans les années 1990, internet se démocratise avec pour conséquence de toujours plus fluidifier la transmission de l’information.
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