Introduction à l'Histoire de notre temps volume III le XXè siècle (chap 1 à6)

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Introduction à l'Histoire de notre temps volume III le XXè siècle (chap 1 à6)

Message  Charly le Sam 4 Oct - 15:20

Introduction à l’histoire de notre temps. Tome 3 de René Rémond
1ère partie : d’une guerre à l’autre.

Chapitre 1 la première guerre mondiale.
A_ Les origines

Il est évident que la première guerre commence le 28 juin 1914 avec l’assassinat de François Ferdinand l’archiduc d’Autriche par Gravrilio Prinzip. Mais il y a tout un contexte. Ensuite, les Alliés attribueront cette guerre à l’Allemagne, mais en est-elle vraiment responsable ?
De point de vue économique, l’Allemagne est en pleine croissance et a besoin de nouveaux débouchés d’où certains conflits coloniaux en Chine et au Maroc. De plus, son marché intérieur est fermé aux autres nations, ce qui n’est pas sans déplaire aux Français et aux Britanniques. Côté territorial, l’Allemagne étouffe dans ses frontières, entourée par la Russie et la France. Cependant, face à ces rivalités, la guerre n’est pas la seule solution !

Les difficultés intérieures.
En Autriche (A-H) et en Russie, on assiste à une révolte des nationalités ou a des problèmes politiques. La guerre apparaît, pour ces pays, comme une opportunité de faire taire ces oppositionsà phénomène d’Union Sacrée constaté partout en Europe avec le début du conflit.

Les difficultés extérieures.
La tension augmente autour de la question des nationalités des Balkans. La Weltpolitik augmente le nombre et l’intensité des différends qui opposent l’Allemagne et le reste de l’Europe.
èC’est la paix armée, la Triplice et la Triple Entente se regardent et se préparent à la guerre sans savoir quand elle commencera.
On assiste également à une course aux armements :les Investissements pour améliorer la qualité des armes ou augmenter leur stock fleurissent.
(Pour toutes les crises internationales de 70 à 14, se référer au cours)

B_ Les caractéristiques
Depuis Napoléon Ier, l’Europe n’a plus connu de guerre longue, et encore sous l’Empire les campagnes étaient relativement courtes. La guerre des Boers et la guerre de Sécession Américaine sont les seules exceptions (4ans chacune)

Les plans de batailles étaient déjà prêts et prévoyaient une guerre relativement courte, c’est ainsi que dans l’imaginaire collectif, les soldats seraient de retour avant Noël.
Selon les plans, l’Allemagne espère écraser la France (plan Schlieffen) mais les alliés espèrent que l’armée allemande sera totalement écrasée parle « rouleau compresseur » russe !!
Les premières offensives se révèlent vite inefficaces et personne ne parvient à briser le front (notamment du fait du non respect du plan Schlieffen qui a permis aux français de contre-attaquer.). On reprend alors la technique ancestrale su siège mais la dimension et les moyens ont bien changer : techniques industrialiséesà on assiège un pays entier, sur des centaines de km et avec des millions de soldats !

L’extension géographique.
Dès le début, le « concert Européen »(les plus grands pays d’Europe) s’engage dans la bataille. Néanmoins, aucun ne parvient à prendre l’avantage et bien vite les deux camps sont obligés d’aller chercher des alliés ailleurs.
On note notamment le chantage exercé sur l’Italie pour obtenir son intervention (on lui fait miroiter le Trentin)
Les neutres sont également un enjeux important : certains voient un intérêt réel à entrer dans le conflit dans la mesure où on leur promet une participation aux négociations de paix et donc de nouveaux territoires C’est le cas de l’Italie, de la Roumanie, de l’Empire Ottoman et de la Bulgarie. Parfois même les Etats sont sous la pression des opinions publiques, pour les mêmes raisons. On arrive donc à une réaction en chaîne :
Au concert Européen s’ajoute l’Empire Ottoman (1915 avec la triplice : nouveau Front)/ Italie (1915 Entente, nouveau front)/ Bulgarie (Avec l’Alliance pour prendre se venger de 1913)/ Roumanie (Entente pour soulager les Serbes)/ Grec(Entente, même raison)/ Japon (Entente, pour en profiter et rafler les possessions Allemandes dans e Pacifique)/Chine/ USA (entente, seuls gentils qui viennent juste nous aider pour nous aider !)

Les nouvelles formes
Le guerre est une guerre totale.
Les effectifs engagés sont immenses (Fr 8.4 Millions et Allemagne 14Millions). Très vite il devient nécessaire d’accroître les ressources pour soutenir les besoins du front car une guerre consomme beaucoup et de tout : nourriture alcool munitions vêtements armes…Le pire est la peur, l’angoisse permanente du manque e munitions. On met donc en place toute une industrie de guerreè recours au travail des femmes, dans les campagnes ou à l’usine : les « munitionnettes ». L’économie est entièrement réorganisée pour les besoins de la guerre, l’Etat prend toute l’économie sous sa tutelle.
La guerre industrielle requiert sans cesse des armes plus performantes, cela stimule l’innovation (avion, tank, gaz, mitrailleuse etc…)On utilise également l’arme économique : le blocus des puissances centrales et, dans l’autre sens, la guerre sous-marines à on tente de priver les belligérants de leurs approvisionnements extérieurs, notamment les colonies et les USA. Le but étant d’asphyxier le pays, sa population et son armée.
La guerre est donc avant tout psychologique et le temps joue contre le moral et force donc les Etats à recourir à la propagande pro-guerre et à la traque des pacifistes de toutes sortes. Les attaques sont également symboliques et cherchent à faire flancher sinon le front, au moins le moral de l’arrière. En 17, l’épuisement du front et de l’arrière laisse entrevoir des possibilités de fin.
La Révolution russe, qui entraîne la paix de Brest-Litovsk est essentiellement due à la mauvaise organisation et au mauvaise équipement de l’armée…les russes n’avaient pas assez de matériel, ils ont du priver la population plus vite et plus fort que les autres. De plus, les désastres militaires forcent l’arrêt des combats.
Avec la paix de Brest-Litovsk, les Allemands se retournent sur l’Ouest. Une ombre reste cependant sur le tableau allemand : l’entrée en guerre des américains. Cette perspective est prometteuse pour les alliés mais le problème est qu’en 17, l’armée Américaine = 0, les hommes ne sont pas équipés et pas assez formés. 1année semble nécessaire pour leur donner un bon entraînement. Les Français et Anglais devront tenir seuls. Avec la révolution russe, le défaitisme apparaît et se diffuse, l’Union sacrée est également mise à mal en 17, les Catholiques et communistes/socialistes commencent à tourner pacifistes…la situation est dure mais la France tiendra.
En Europe certains rêvent d’une paix Blanche et d’un retour au statu quo ante bellum…Ce rêve sera vite balayé par l’arrivée de Clemenceau qui veut la victoire et la nomination de Foch à l’Etat-Major commun des forces alliées. Le moral revient et avec l’arrivée de l’armée Américaine dans les combats, les finissent par gagner la guerre, l’armistice est signée le 11 Novembre 1918.

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chapitre 2

Message  Charly le Sam 4 Oct - 15:20

Chapitre 2 : les conséquences de la guerre.

I_ une transformation territoriale.

Les négociations de la victoire commencent avec une conférence à 27 pays à Paris. Dans cette conférence se crée un conseil de 10 pays, les plus impliqués dans le conflit. Enfin, les 4 grands finiront par tout décider.

Les traités :
Versailles, en 19, pour l’Allemagne/ Sèvres, pour l’Empire Ottoman/ Saint Germain pour l’Autriche et Neuilly pour la Bulgarie.

Ces traités entraînent les plus grands bouleversements de l’Europe depuis 1815 : suppression de tous les Empires : la Russie est emportée par le communisme, l’Autriche est démantelée au profit des nationalités (4 pays naîtront de cette disparition : Autriche, Hongrie Tchécoslovaquie et Yougoslavie qui ressemble à s’ qui ressemble à s’y méprendre à une « grande Serbie »)
L ‘Allemagne est la moins touchées. Si elle perd toutes ses colonies au profit de la France / R-U/ Japon / Afrique du Sud, en Europe elle perd seulement l’Alsace-Lorraine et le couloir de Dantzig. On lui impose une zone démilitarisée en Rhin-Ruhr et un statut spécial pour la Sarre.
Les traités marquent le triomphe des nationalités dont le combat avait commencé, sans succès, depuis 1848. On constate malgré tout que de nombreuses minorités ne sont toujours pas satisfaites, mais on constate un réel mieux !

Politiquement, la France a gagné la guerre. Son armée est idolâtrée, elle a su vaincre l’Allemagne è exemple de Verdun. Ses institutions et sa constitution sont copiées par les nouveaux Etats. Ceux-ci deviendront rapidement ses alliés et ses clients : la victoire française semble totale.

II_ le triomphe de la démocratie

Les démocraties l’ont emporté sur le champs de bataille. Avec la victoire, la démocratie va s’installer dans les pays vaincus…il n’y a plus, en 18-19, de pays autoritaire en Europe (sauf la Russie, mai c’est autre chose). D’une certaines façon, il s’agit d’une revanche sur le traité de Vienne anti-révolutionnaire et anti-démocratique.
La démocratie se consolide également chez les alliés avec de nouvelles mesures démocratiques comme le suffrage universel enfin finalisé en Angleterre en 19.

Diplomatiquement, avec la SDN, la diplomatie cesse d’être secrète et les perspectives de guerre s’éloignent. La création du BIT permet une certaine « harmonisation » du code du travail dans le monde.

III_ l’envers du tableau

Catastrophe démographique : 9millions de morts !! (Allemagne 1.7…le nombre le plus élevé, la France 1.4, le pourcentage de la population le plus élevé)
On compte aussi des millions de mutilés, d’invalides et de morts à « retardement » Ces morts et ces années loin du foyers entraînent une diminution des naissances à on parle des classes creuses.
Economiquement, la situation n’est pas plus brillante : en France, 3Millions d’hectares sont détruits et rendu inutilisables. Dans le Nord, l’Allemagne a totalement détruit de nombreuses mines et infrastructures. Les dettes atteignent des sommets historiques, en France elle passe de 35 Mds de F à 219 ! en parallèle, la création de monnaie durant le conflit entraîne, après coup, une inflation qui crève les plafond. En plus de cela, l’Etat crée le statut d’ancien combattant et verse des pensions aux invalides de guerre, l’Etat se charge alors également des dettes des M.A.C è création d’un ministre des anciens combattants.
Cela n’effraie pas outre mesure le gouvernent français car « L’Allemagne paiera » le problème est que ces affaires internes l’empêcheront de rembourser totalement.

Socialement, on voit apparaître un nouveau statut social répandu : l’Ancien Combattant. Ils sont jeunes et s’organisent parfois politiquement en Ligues…leurs mouvement tourneront vite vers les extrêmes : la Croix de Feu.
La guerre a enrichit considérablement certains industriels à ils seront haïs par toute la société pour avoir tiré profit du sacrifice de la Nation. On assiste à une remise en cause du modèle bourgeois qui n’a pas hésité à exploiter la guerre.
Les rentiers sont tous ruinés. Les Investissements placé dans l’Etat ne seront que peu remboursés. Lorsque l’on a investi à l’étranger on peut ne pas être remboursé du tout : banqueroute de l’Empire Ottoman ou de la Russie ! En France, pour contrer l’inflation, on a plusieurs dévaluations qui diminueront donc la valeur des bons du trésors, appauvrissant de ce fait les investisseurs.
Les campagnes sont durement touchées : les prix agricoles stagnent, la population fuit la campagne pour aller travailler à l’usine.
Le travail industriel des femmes s’est grandement accru pendant la guerre è industrie de guerre
On note aussi, dans l’immédiat après guerre, une hausse du désir de Révolution. Cette fois la tendance est plus communiste = la Révolutions russe a montré l’exemple. C’est ainsi qu’en France on constate une grève quasi générale et en Allemagne on a le soulèvement des Spartakistes. Le gros de la population a cependant peur des communistes d’où un écrasement des tentatives révolutionnaire et, hors URSS, une réaction globalement anti-communiste.

IV_ Des changements durables

Un nouveau rapport entre l’Etat et les individus est né de la guerre. C’est al fin de l’Etat purement libéral. Par souci de victoire d’équité et de cohésion nationale, l’Etat a été contraint de mobiliser toute la population. Son rôle dans l’économie s’est fortement accru : l’Etat s’est mis à régler le niveau des salaires, le temps de travail (8h / j avec l’après guerre) les loyers, les prix.
La fin de la guerre ne ferme cependant pas la parenthèse, en histoire il n’y a pas de parenthèse, tous les évènements passé ont une conséquence sur le présent. La guerre a augmenté le budget del’Etat et le nombre de fonctionnaire. Avec la fin de la guerre il ne peut pas ne pas réguler la démobilisation et la reconversion industrielle.
La guerre a également augmenté le pouvoir de l’exécutif et diminué le rôle du Parlement. La guerre a fait apparaître le désir de rapidité et d’efficacité de l’action politique. Cet augmentation du pouvoir exécutif est à l’origine de la future crise parlementaire des 30’s.

V_ Les effets sur les esprits.

Les conséquences morales et intellectuelles de la guerre sont fortes. Les valeurs traditionnelles sont remises en cause dans leur fondement. Le pessimisme augmente : ce nouveau siècle s’annonce déjà mal, le positivisme ambiant du XIXè a totalement disparu, à la ville comme à la campagne.
Dans les capitales et les grandes villes, cependant, le retour des soldats entraîne une volonté de jouissance : on veut rattraper tout ce temps perdu et, si possible, oublier un peu.
Par rapport à la religion, on se divise : on voit de nombreuses conversion et une augmentation de la foi des croyants. Néanmoins, le pessimisme entraîne aussi un fort sentiment anti-religieux. Les sentiments sont plus manichéens.
Le pacifisme et l’internationalisme s’en trouvent également grandis, on ne veut plus la guerre et pour cela on est prêt à s’ouvrir aux autres…on voit aussi apparaître une tentation Bolchevique. Au plan international, les gens et les gouvernements croient en la SDN !!
L’orgueil national connaît en parallèle une hausse sensible. Chez les vaincus, l’extrémisme apparaît et il utilise cet orgueil pour créer un sentiment de revanche. Aux USA, on constate un rapide retour, voulu par la population, à l’isolationnisme.

VI_ L’Europe dans le monde

La guerre ébranle bien entendu l’hégémonie Européenne. Les nouveaux pays, les nouveaux continents en profitent pour s’industrialiser : la guerre a entraîné une diminution des investissements et des exportations européennes vers le reste du monde…ces pays se sont donc débrouillés tout seuls. Le rapport Europe Etats-Unis s’inverse puisque après la guerre les investissements partent des Etats-Unis pour aller vers l’Europe. De plus, l dette de l’Europe aux Etats-Unis est énorme.
La légitimité de l’Europe se retrouve donc ébranlée par delà le monde : plus fragiles, les pays européens commencent parfois à douter d’eux même. Dans les colonies on voit on début de remise en cause de la domination sans partage des pouvoirs, mais pas de vraies révoltes.

Dès , on est vraiment sorti de la guerre, on voit revenir la prospérité, c’est l’age d’or de la SDN et on croit la période d’après-guerre terminée.

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chapitre 3

Message  Charly le Sam 4 Oct - 15:21

Chapitre 3 : L’après guerre 19-29$


I_ Les séquelles de la guerre
De nombreux problèmes territoriaux demeurent, la guerre n’a pas mis tout le monde d’accord et certaines frontières sont donc contestée : par exemple, des milices allemandes se battent en Pologne dans l’espoir de récupérer des territoires volés. Des russes tentent de récupérer les pays Baltes.
En Turquie, le démembrement de l’empire a laissé la Turquie, héritière de l’Empire Ottoman, exsangue si bien qu’en 22, le Sultan est renversé par Kemal qui aussitôt accepte les traités de 18 mais se lance dans une guerre contre la Grèce pour récupérer quelques îlots de la mer Egée .
La guerre fait rage également entre la Russie et la Pologne, les Polonais commencent par atteindre Kiev, puis les Russes les repoussent vers Varsovie. En même temps, en Russie même, la guerre civile fait rage entre les Rouges bolcheviks et les blancs tsaristes bien appuyés par les Occidentaux. Cependant les blancs ne parviennent pas à renverser la situation notamment du fait des difficultés de commandement des armées alliées.
Jusqu’en 1920, des milices se font également la guerre pour la Dalmatie, au compte des Italiens et des Yougoslaves !
De 1919 à 1923, le Royaume-Uni combat l’IRA en Irlande et, en 23, il est obligé de concédé la création de la République D’Irlandeè EIRE
Les Américains retournent à leur isolationnisme jusqu’en 41
Sur le continents, les Français souhaitent accabler et faire payer l’Allemagne. Les anglais eux sont plus conciliants et sont prêt à aider les allemands et à s’en faire des Alliés. En même temps, comme toujours, le Royaume-Uni craint qu’une nation ne soit hégémonique sur le continent, et en 18 la nation la plus proche de l’hégémonie est la France…le R-U est donc prêt à aider l’Allemagne pour équilibrer les forces.
En 23, l’Allemagne déclare ne pas pouvoir payer toutes ses dettes, la France décide d’avancer sa zone d’occupation du Rhin à la Ruhr, la région industrielle pour prélever de quoi se rembourser…le R-U désapprouve, les USA aussi…et même le Pape !

Les échos de la Révolution soviétique en Europe entraînent des troubles immense. Les voisins de la Russie craignent une revanche, partout ailleurs on craint une révolution ouvrière car la révolution Bolchevik n’est pas limitée au territoire russe mais se veut Internationale…si elle a commencé en Russie c’est par la force des évènements et non pas que l’empire des tsar y ait été « prédestiné »
La révolution fascine d’autant plus les ouvriers que le socialisme républicain a déçu car il a consenti à l’Union Sacrée en 1914
En 1920, les Russes créent la IIIè Internationale, l’internationale communiste qui brise la Iièet entraîne une prolifération de parti communistes en Europe (En France, création à Noël 1920).
En Janvier 1919, en Allemagne, c’est la révolte des Spartakistes, en Italie, en 1920, révoltes communistes…après 4 ans de guerre, de déception, de privation, des pans entiers de la population redeviennent révolutionnaires. Cependant, ces minorités font faces aux gouvernements…en France, depuis 19, la majorité est à Droite. Cependant, partout, les 1er sont des mini révolutions ponctuelles et répétées chaque années.
La vague révolutionnaire touche surtout les Etats « neufs » d’Europe centrale : En Hongrie, le soulèvement est conduit par Bela Kun.
Les opinions publiques s’inquiètent de cette poussée.

Les gouvernements réagissent malgré tout. En Allemagne, les Spartakistes sont anéantis et Rosa Luxembourg est assassinée. Une force étrangère coalisée ramène l’ordre en Hongrie et place l’amiral Horthy au pouvoir…Amiral qui ne renoncera pas au pouvoir avant la guerre.
En France, UK, Italie, la situation déjà plus calme, se calme encore du fait de la désunion des gauches et des échec des mouvements. à la Révolution ne prend pas.
En Russie, la guerre civile tourne à l’avantage des Rouges qui parviennent à lever, sous l’initiative de Trotsky, 16 armées ! La guerre, dans l’opinion publique, se rapproche de la guerre de 1793 en France è la révolution et la nation en danger.
En 1920, les Rouges ont gagné et finissent de chasser les derniers régiments blancs du pays. Le gouvernement Bolchevik reconnaît les traités de 18 et l’indépendance de ses voisins.
Pour l’Occident, si la révolution n’a pas été tuée dans l’œuf, on s’efforce au moins de l’isoler…peu ou pas de gouvernements se tourneront vers l’URSS avant les années 1930, et encore.
En URSS, on oublie l’idée de révolution mondiale, sous l’initiative de Staline le pays s’isole. On s’isole tellement d’ailleurs que l’on oublie les amis communistes de l’extérieur…certains partis sont dissolus, des mouvements anéantis sans que l’URSS ne bouge. L’URSS décide de se focaliser sur l’économie…elle en a bien besoin !

II_ Stabilisation et détente (25-29)

La guerre de Turquie donne de meilleures conditions de paix aux Turcs : la Grèce aura toutes les terres Européens sauf Istanbul, et la Turquie aura toute l’Asie Mineure. On se « réconcilie », on accepte des échanges de populations, les grecs rentrent chez eux sans encombres et inversement.
La même année, l’UK reconnaît la partition de l’Irlande…seules les factions extrémistes de l’IRA continuent le combat pour toute l’Irlande indépendante, aujourd’hui encore !
En France, en 24, la confiance de l’opinion publique passe de l’armée à la SDN !On retire les troupes de la Ruhr et on se réconcilie avec les anglais.
En 25, l’Allemagne reconnaît librement la situation d’après guerre qui jusqu’ici lui était imposée : l’Allemagne de Weimar enterre définitivement al hache de guerre et les germes de revanches disparaissent. En parallèles, deux experts américains proposent deux plans à l’Allemagne pour qu’elle règle ses dettes. Celle-ci accepte : ce sont les plans Dawes et Young .

Les années 25-29 sont des années de prestige pour la SDN. Ses institutions fonctionnent et parviennent à pacifier les régions encore en guerre larvée.
En 28, signature du pacte Briand-Kellog par 60 nation : on renonce à recourir à la violence en cas de différends entre pays !!!!!la guerre est mise hors la loi…le plus beau ça reste quand même que tout le monde y croit !
En 1930, Briand va même jusqu’à proposer un organisation fédérale de l’Europe…si c’est pas beau et visionnaire ça !
En 29, les Français les anglais et les belges évacuent la Rhénanie alors que le mandat de les traités leur accordaient le droit d’occupation jusqu’en 35 !
Cette période est le strict opposé de l’avant guerre…la situation est détendue et on se désarme, les effectifs diminuent.

A l’intérieur des pays, l’ordre revient également (sauf en Allemagne ou c’est de pire en pire è affrontements NSDAP contre Communiste).
En France, le retour de Poincaré en 26 marque un retour de la confiance du peuple dans le gouvernement. Les investissements reprennent et on stabilise la monnaie. Le niveau d’activités, pour la première fois, passe au dessus de celui de l’année 1913, la meilleure année avant guerre.

En Allemagne, l’inflation se résorbe après avoir atteint des records inimaginables….parfois les prix doublaient en quelques heures…les timbres pouvaient atteindre jusqu’à 200M de Marks !(là, il faudrait que quelqu’un explique comment l’inflation peut monter aussi vite !)
Cette inflation avaient entraîné la ruine des rentiers, une augmentation de la concentration des entreprises, une montée du chômage et du terrorisme d’extrême droite en 23, on a même une tentative de putsch d’un type jusque là inconnu : Hitler.
Schacht rétablit l’économie et contribue à renforcer la République, sur fond de conflits entre groupes paramilitaires.

En UK, le parti Travailliste est le seul au pouvoir…il n’y a plus d’alternance jusqu’au retour des conservateurs en 25 ! Ce retour calme les grèves et les agitations.
Aux USA, c’est l’age d’or du libéralisme, c’est la prospérité et on ne pense qu’au business. Le gouvernement se contente des fonctions régaliennes ; L’immigration diminue. Les USA ne font pas partie de la SDN

L’uRSS se relève de sa guerre civile meurtrière. On engage des spécialistes étrangers qui remettent l’économie d’aplomb
En 28, après quelques année plutôt libérales pour l’économie, on met en place les plans quinquennaux…bientôt on passera même à la collectivisation des terres !

Au plan internationale, l’Europe a retrouvé tout son prestige perdu avec la guerre même si économiquement elle n’arrive pas au niveau des USA, la 1è puissance…

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chapitre 4

Message  Charly le Sam 4 Oct - 15:21

Chapitre 4, la crise des Démocraties Libérales.

I_ Une anticipation mal adaptée pour les jeunes Etats.

Dans les nouveaux Etats, la Démocratie est « imposée », on rêve des institutions à la Française mais la population n’a pas l’habitude de la démocratie, ni politiquement, ni socialement : la paysannerie est illettrée les rivalités ethniques sont fortes et aucune classe moyenne semble se distinguer….La démocratie passera mal est dans les années 20 à 30 un engrenage autoritaire va se mettre en place.
En Pologne, une dictature se met en place assez vite : « dictature des colonels »
Pareil en Grèce ou en Turquie : Metaxâs et Kemal.
En Yougoslavie, le Roi Alexandre Ier semble plus Serbe que Yougoslave…
En Roumanie, le roi Carol de Roumanie met en place une dictature.
Seule la Tchécoslovaquie est réellement démocratique. Pour quelles raisons ? Tout d’abord, en Bohême, une classe moyenne et une bourgeoisie lettrée existent ! Il existe aussi une classe ouvrière syndicaliséeè tous les ingrédients d’une démocratie à l’Occidentale. De plus, le fondateur du pays s’impose comme le père de la Démocratie, son aura est immense et à lui seul, dans un premier temps, il parvient à mettre la Démocratie en place. (Masaryk)
En Occident, on assiste aussi à cette vague autoritaire…En Italie elle porte Mussolini au pouvoir, en Espagne c’est le Général Primo de Rivera qui sera remplacé par une République en 31, laquelle tiendra jusqu’en 36 et la guerre civile. Eu Portugal, c’est Salazar qui met en place la plus longue dictature du XXè.

Alors qu’elle avait fortement avancé en 18, la démocratie recule grandement !

II_ Une survivance anachronique des vielles démocraties ?

Dans les berceaux de l démocratie moderne, l’antiparlementarisme augmente, la démocratie apparaît inadéquate pour régler les problèmes actuels.

Partout la situation se caractérise par un exécutif impuissant et une instabilité ministérielle chronique. Le problème, c’est qu’après 18 le champ d’action de l’Etat a fortement augmenté dans les domaines sociaux et économiques…face aux problèmes d’après-guerre, le chômage, l’économie en reconversion et les tensions internationales renaissantes, l’opinion publique se met à rêver d’un Etat Fort. Or, on a aussi une confusion des pouvoirs : la chambre est toute puissante et change à sa guise les gouvernements…les gouvernements essaient de faire pression sur la chambre pour faire passer des décrets lois. Cela arrive en 24 à Poincaré et après le 6 Février 34 à Doumergue…Ces décrets lois ne sont pas des « pleins-pouvoirs » mais des prérogatives exceptionnelles pour rétablir l’ordre ou l’économie…ces pouvoirs exceptionnels sont précis et ne durent pas très longtemps : 6mois maximum.

Aux USA, avec la crise, le président Roosevelt change le rapport Fédéral/fédéré…le fédéral a alors plus de pouvoirs ce qui augmente son budget et ses domaines d’action è New Deal

De nouvelles forces politiques apparaissent : la société est passée d’une société d’individus à une société de groupes d’individus : depuis la loi Waldeck-Rousseau se créent des groupes, des mouvements. La nouveauté est qu’entre les 2 guerres les mouvements entrant dans le cadre de cette loi deviennent des groupes de défense ou de revendication qui encerclent l’Etat : de nouveaux partis apparaissent, des partis plus revendicatifs : les communistes et extrême droite.

Au Royaume-Uni, l’apparition des travaillistes comme parti puissant fait que les forces politiques se divisent en 3 partis, empêchant la majorité absolueè instabilité ministérielle jusqu’à l’Union nationale de 31.

III_ la Crise de 1929

En Octobre 29, en pleine prospérité, le système de crédit montre une défaillance que l’on croit alors momentanée, nous sommes le Jeudi 24 Octobre 29 : les titres offerts ne trouvent plus de preneurs, 70M de titres sont JETES ! !!! Les cours s’effondrent, la perte pour le seul 24 Octobre est estimée à 18 Milliards de dollars. On ferme la bourse…cela repart le lendemain !
La crise s’installe, les liquidités diminuent, les entreprises et les banques, incapables de rembourser leurs créanciers sont obligées de fermer, ruinant des milliers de personnes. Le chômage apparaît, la demande diminue, la production aussi etc.
La crise, qui jusqu’ici était Américaine, touche l’Europe….la tendance était alors à la surproduction…en quelques jours les cours s’effondrent, la production aussi…la seule chose qui augmente, ce sont les faillites !
Les Importations et Exportations diminuent : les rentrées fiscales diminuent, tout le système se paralyse.

Le Royaume Uni et l’Allemagne sont vite touchés. La France, moins industrielle, est frappée en 1932
En Allemagne la production diminue vite et les prix s’envolent une fois encore. Au Royaume Uni l’industrie commençait à être vieillissant, les cours diminuent donc grandement. Le nombre de chômeurs monte en flèche : au plus fort de la crise, les pays développés comptent 30Millions de chômeurs (12 aux USA 3UK, 6 All, 1M Italie 500 000France(on sera touché après le gros de la crise mondiale) )

Les conséquences de la crises sont aussi politiques : les effets psychologiques sont importans, la contestation augmente, le peuple n’a plus confiance dans les gouvernements capitalistes, les agitateurs comme le NSDAP commencent à être écoutés à cette époque.
Les Etats, pour faire face, sont obligés d’intervenir en économie, on oublie le non-interventionnisme de la doctrine libérale, on écoute Keynes, on se lance dans des grands travaux, on suit l’exemple du New Deal.

Au niveau international on revient au protectionnisme, on augmente les tarifs douanier et on met en avant le principe de « préférence nationale » En 32, même le Royaume uni devient protectionniste (sous l’impulsion de Mac Donald.) : tout un symbole. Seul l’Allemagne commence à s’ouvrir vers les pays du Danube sous Hitler.

Entre 29 et 32, la grosse dépression touche les démocratie libérale, les principes du libéralisme sont abandonnés, son modèle politique : la démocratie, est également touché par contre coup. Toute cette crise fait le jeu des régimes autoritaires qui fleurissent à travers l’Europe et, dans deux cas, dérivent sur des totalitarismes.

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chapitre 5

Message  Charly le Sam 4 Oct - 15:21

Chapitre 5 l’URSS

I_ portée de la révolution Soviétique.

Sa portée est comparable à celle de 1789, elle touche profondément le pays, bouleversant les structures politiques, économiques et sociales en profondeur. La portée de cet évènement est également, bien sûr, internationale. La Russie est d’abord mise au ban des nations de l’Europe civilisée mais le communisme s’imposera sur le territoire par la force : période de communisme de guerre que l’on peut d’ailleurs comparer à la guerre patriotique de 1793 ou à la terreur…
Entre 18 et 22, les relations extérieures seront parfois cordiales (IIIème Internationale), mais souvent hostiles A l’intérieur, on lutte pour modifier le système dans son intégralité.

II_ Expérience soviétique et révolution en Russie

En Russie, le malaise populaire est ancien è en 1905 on a une première révolution même si c’est un échec…En 1914, comme partout, on voit apparaître l’Union Sacrée, qui sera plus courte qu’ailleurs du fait des échecs à répétition de l’armée et des privations plus fortes et plus rapides à l’arrière…et au front !
Le tsar abdique en mars 17, après une première révolution en Février. On crée alors une république, une république volée par les bourgeois…le problème c’est que les bourgeois ne sont pas une classe en soit, ils sont assez peu nombreux et ne désirent pas représenter la nation !(cf cours)…Ce gouvernement ressemblera vite à une coalition en vue de faire la guerre, pour rester fidèles aux alliances…Le peuple gronde car pour lui la révolution avait pour but la fin de la guerre, ils veulent la paix qu’ils avaient, dans leur esprit, assimilé à l’abdication du tsar…
Peu à peu, le gouvernement glisse…il passe de Libéral à Démocratique, puis il tend vers le socialisme sous le gouvernement Kerenski
Les Bolcheviks sont alors dans l’opposition, une opposition irréductible qui s’appuie sur les Soviets. Les Bolcheviks sont dirigés par une certain Lénine.

La 3è Révolution arrive en 17 en Octobre selon le calendrier Occidental…en Russie, on est déjà en Novembre…En fait, il s’agit d’un coup d’Etat des Bolcheviks, aidés parles marins de Kronstadt. Ensuite, la mise en place est divisée en 3 grands moments :
à Le communisme de guerre (18-21)
àNouvelle politique économique (22-28)
àStalinisme (28-39)

· Le communisme de guerre
la guerre est intérieure et extérieure et non voulue par les Bolcheviks. La paix est hère à Lénine car elle lui permettra de mettre en place son système. Le traité de Brest-Litovsk sera accepté malgré son poids. La guerre change donc de face, elle passe à une guerre civile, qui voit s’opposer les Rouges et les Blancs. Les principaux théâtres sont l’Ukraine, le Nord de Mourmansk. Les Bolcheviks semblent alors encerclés…en // les nationalités allogènes font la guerre pour obtenir leur indépendance. Pendant 4 ans, les Occidentaux interviendront pour tuer la révolution dans l’œuf, mais ils se briseront les dents sur l’Armée Rouge de Trotski. En intérieur, on vise la dictature du prolétariat. La politique est autoritaire et l’économie contrainte par le pouvoir central è réquisition des récoltes par des ouvriers armés par l’Etat. En 21, les blancs sont battus et les alliés renoncent, les frontières sont reconnues, on s’arrêt à ce statu quo
· La NEP
On peut faire une analogie avec la période de la Convention post Thermidorienne, c’est à dire une relative libéralisation et une diminution des contraintes économiques. En Russie c’est une nécessité psychologique puisque la population est épuisée après 8 années de guerre. Un événement convainc Lénine de la nécessité de la « libéralisation » : la mutinerie des marins de Kronstadt. Cela est également nécessaire économiquement parlant, au stade de 22, l’économie russe ne peut pas survivre si elle n’est pas modernisée. On ne renie donc pas les principes du socialisme mais on s’adapte aux besoins du moment.
On autorise la création d’un secteur économique capitaliste ! on fait même appel à des experts étrangers, experts économiques et techniques. Grâce à cette libéralisation, la production reprend, le chômage diminue. Une nouvelle bourgeoisie se crée : les « NEP men » et les koulaks.
A la mort de Lénine, en 24, une compétition se lance entre Staline et Trotski pour le pouvoir. Trotski est bien plus doué et bien plus connu…mais il est en désaccord personnels et idéologiques avec Staline :
à Trotski a une vision permanente et universelle de la révolution, c’est la théorie de la révolution mondiale
àStaline est plus calculateur et réaliste : il préconise une révolution d’abord nationale et une stabilisation du régime dans les seules frontières de la Russie
Staline parvient à isoler Trotski en s’alliant à Zinoviev et Kamenev. En 27, seul, Trotski renonce, il s’exile en 29 et sera assassiné en 40, à Mexico.
De 28 à 58, Staline, sera le maître incontesté de l’URSS.

· Edification du Socialisme.
Le pouvoir de l’Etat est concentré, totalitaire. On applique le socialisme économique et social…le but ? L’URSS doit être l’égale des grands pays capitalistes d’où la mise en place des plans quinquennaux visant à doter l’Union d’une industrie lourde la sécurité de l’URSS étant soit disant en jeu.
L’URSS est donc le premier pays du monde à se fixer des objectifs, à l’extérieur on a l’image d’un planifié. Les arts sont là pour favoriser l’optimisme et le productivisme…on passe aussi par le Stakhanovisme qui cherche à créer des héros du travail.
Parallèlement, les campagnes sont en cours de collectivisation (29-30). On assiste à une création forcée des kolkhozes et quelques sovkhozes (fermes d’Etat) Cela ne se fait pas pacifiquement…les paysans refusent qu’on leur arrache leur terre, conséquence ? des centaines de milliers de morts ! On a l’a l’exemple d’une catastrophe économique majeure : incapacité de l’URSS a produire assez de nourriture, famines durant la collectivisation. Les rendements diminuent fortement

Sous Staline, on met l’accent sur la défense, le patriotisme est réhabilité…la littérature et le cinéma officiels exaltent les grands moments de l’histoire russe, surtout la Révolution d’Octobre. Dans l’armée, on revient à des distinctions de grades.

Dans l’ordre politique, Staline est le maître absolu. Il n’est pas chef de quoi que ce soit d’officiel…il n’est que secrétaire général du PCUS, cependant en URSS, tout passe par ce PCUS, d’où la prédominance de ce bonhomme ! L’Etat est accaparé par un seul homme
L’Etat, à la base, est censé être fédéral, on accorde une certaine autonomie aux nationalités allogènes et on leur reconnaît un droit de sécession. Comme aux USA on a 2 chambres dont une représentant les différentes républiques. En fait, le PC tient tout, donc cela n’est qu’une façade.

En 36, on crée une nouvelle constitution, ce qui, chez les communistes, est normal car la constitution répond aux besoins d’un moment et doit donc vite être renouvelée. C’est déjà la 3è de l’URSS ! Dans cette constitution on reconnaît le SU, la souveraineté populaire et l’exécutif est accordé au Soviet Suprême (décidément, Staline est un champion de la blague)…la réalité est différente, et de loin. Le parti impose sa dictature et ses rangs sont souvent épurés par Staline pour conserver la « pureté » et le « dynamisme » des cadres…La terreur atteint des sommet en 34 avec les super procès de Moscou èterreur, dénonciations, purges dans tous les milieux, sans autres raison que les soupçons ! Le point de départ de toute cette terreur, c’est l’assassinat d’un proche de Staline : Kirov… après son assassinat, Staline ne se sentait plus en sécurité et il y a donc remédié. On tue l’opposition, les Trotskistes et Léninistes sont largement écartés : en 34, 70% des membres de la Révolutions sont soit morts soit déportés !L’armée n’échappe pas non plus aux purges régulières (causes de la défaite en début de 2GM)
Cette terreur affaiblit physiquement l’Union et le choc moral est pire encore…Staline est en train de mettre en place l’une des pires (la pire selon moi) des dictatures de l’Histoire.


III_ Le communisme dans le monde

La révolution russe touche toute la terre, sa propagation est facilitée par la création de la IIIè Internationale et surtout du Komintern qui donnait leurs ordres aux PC nationaux.

En Europe les PC bénéficient de l’échec des sociaux-démocrates en ALL/IT/FR et surtout de l’impuissance des socialistes. A l’occasion de la création de la IIIè internationale, les sociétés, les syndicats et partis se divisent entre pro Moscou et anti-Moscou…Jusqu’en 33 l’All a le PC le + fort d’Europe.

Dans les colonies, le communisme incarne l’espoir des peuples. En 1920, à Bakou, on a une sorte de préfiguration de la conférence de Bandoung
Un paradoxe peut être noté : les communistes sont internationalistes, mais soutiennent des causes nationalistes…il s’agit bien sûr d’alliances tactiques plus anti-Européennes, anti-coloniales que pro Nationalistes !
Pour les colonisés l’URSS est LE modèle à suivre pour s’émanciper des métropoles.
En Chine, l’URSS aide les Nationalistes de Sun Yat Sen contre les britanniques !!Dans son testament, Sun Yat Sen demande même aux nationalistes de ne jamais renoncer à cette alliance avec les communistes !!!!D’ailleurs, Tchiang Kaï Tcheck a été formé à Moscou… !
Au Tonkin, Ho Chi Minh associe même le communisme à la cause nationaliste

En Europe, on a des poussées de sympathies communistes et des révoltes ponctuelles qui avorteront. Avec l’arrivée des régimes autoritaires, les communistes seront massacrés et interdits ! Les PC d’ailleurs, se divisent sur la question d’allégeance à la IIè ou à la IIIè internationale
Les Russes choisissent le repli sur eux même ???ils cessent toute aide stratégique ! Personnellement, Staline aura des liens avec Tchiang Kaï Tcheck et les insurgés grecs mais pas d’aide !
L’arrivée des régimes autoritaires en All, Pologne, Italie, Japon etc. poussent l’URSS à se chercher des alliés chez les moins autoritaires : les démocraties libérales, mais plutôt côté vaincu !bon liens avec l’All de Weimar…dans les 20’s, les cadres militaires allemands seront formées en URSS. Après 33, force est de constaté qu’Hitler n’est plus un allié…on se troue vers la France qui, elle, se cherche es alliés à l’Est surtout depuis le 6 Février 34 et l’arrivée de Barthou qui suit les vieilles alliances à la Delcassé…c’est sous son initiative que l’URSS rejoindra même la SDN !!
L’alliance Franco-soviétique se solde en février 36 par la mise n place d’un Pacte !

Les Soviétiques s’effraient de la montée du fascisme (notamment dû à la division entre les partis de gauche en Allemagne qui auraient pu faire barrage à Hitler) ; Par peur on se rapproche des démocraties. Dans les années 30, l’URSS parvient à briser son isolement par ses alliances, seulement on voit clairement l’Europe se diviser en deux blocs irréconciliables : la gauche anti-fasciste et la droite anti-communiste !

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chapitre 6

Message  Charly le Sam 4 Oct - 15:22

Chapitre 6 :les fascismes

Pour anecdote, le nom vient de fascio, mot italien désignant les associations essentiellement composée d’anciens combattants ayant pris le pouvoir en 22 en Italie.

I_ La nature du fascisme.

Chaque mouvement de type fasciste est différent. Le plus différent est bien sûr le nazisme puisque Hitler dispose de sa doctrine, Mein Kampf, au même moment où le fascisme s’installe.
On constate malgré tout quelques éléments communs : le fascisme peut être considéré comme une protestation de l’instinct contre le rationalisme. C’est un mouvement pragmatique mettant l’accent sur les valeurs d’action, l’efficacité.

Le fascisme, c’est avant tout l’expression d’un nationalisme foulé au pied, humilié…d’où sa naissance dans les pays humilié : l’Italie est la cinquième roue du carrosse allié en 1918. En Allemagne, c’est la protestation contre le diktat. En Allemagne, le nazisme défend la théorie du coup de couteau dans le dos : l’intérieur, le juif, qui pousse à la reddition alors que l’armée peut combattre et le sol allemand n’est pas touché.
Le fascisme trouve aussi son terreau auprès des anciens combattants et grâce à une armée bienveillante : les anciens combattants se sentent investis d’une mission, ils veulent veiller à ce que le sacrifice de leurs camarades n’ait pas été vain : désir d’une nouvelle société, volonté de redresser le pays vaincu ou de maintenir le vainqueur…4ans de guerre fait qu’ils ne répudient pas la violence. En parallèle, l’armée apporte sinon son soutien ouvert, tout du moins elle garde sa neutralité envers ces mouvements à tendance para-militaire.
è C’est le nationalisme comme composante du fascisme

Un régime fasciste est aussi anti-parlementariste et anti-démocratique, contre les instituions des vainqueurs. En Allemagne, la république, c’est le régime qui a poignardé l’armée, on la hait dans les milieux conservateurs. Dans les autres pays qui ont viré fasciste, la démocratie était vue comme un régime faible et ils se serviront de la crise institutionnelle traversée par le démocraties après guerre pour dénoncer ce régime inefficace et corrompu. Par ailleurs, les valeurs défendues par la démocratie sont contraire au fascisme.
Individualisme ( l’individu comme fin des sociétés démocratiques) VS anti-individualisme (le groupe, la collectivité prévaut sur l’individu dont les libertés n’importent que peu ou pas…Ein Volk) On ne tolère donc pas l’opposition qui représente le pluralisme démocratique !
Libéral contre antilibéral : le fascisme est contre la liberté qui risque d’affaiblir le groupe, la nation…un régime nazi = censure et fin des libertés immédiates…Les 1er camps de concentration, dès 1933, sont pour les opposants, ceux qui ont contourné ces règles !
Le rationalisme, l’exaltation de l’esprit face à l’anti-intellectuel !Les fascistes défendent l’instinct, la force physique, la violence

Le fascisme n’est cependant pas l’a forme évoluée des mouvements anti-démocratiques passés, ce n’est pas l’évolution des mouvement contre-révolutionnaires. En effet, le fascisme, c’est avant tout la souveraineté nationale. Elle est confisquée par le parti…pas par le cens, mais elle est là ! Sa légitimité viendrait du peuple…le peuple reconnaît ce gouvernement même s’il est peu consulté. On a aussi une politique sociale, certes proche de l’endoctrinement, mais elle est là…Profondément, si le fascisme est un ennemi de la démocratie, il n’est pas l’héritier de l’ancien régime car il s’oppose au moins autant à la démocratie qu’à la contre-révolution. De plus, ces fascismes sont conduits par des hommes du peuple. Ce qui est vrai pour le leader le sera encore plus pour l’adhérent. Ce sont des petites gens, parfois et même souvent des chômeurs, qui ont perdu leur emploi après-guerre ou après la grande crise. Les élites du fascismes ne sont pas les élites choisies par l’argent ou le talent, mais par la race…différence de conception. D’ailleurs, les élites qui gouvernent alors les pays qui deviendront fascistes s’appuient sur ces mouvement car ils s’avèrent utiles pour lutter contre le communisme, cependant ces élites en place haïssent profondément les mouvement fascistes et leur leader.

Les ressemblance entre le communisme et le fascisme ne manquent point. Les procédés de Staline sont assez voisins de ceux de Hitler de même que les structures des partis et des sociétés sont assez voisines, de part et d’autre l’Etat est soumis au parti. Les idéologies sont cependant opposées, ennemies : Universalisme et lutte des classe : Unité nationale et maintien d’inégalités, certes pas forcément économiques mais inégalités profondes et irréversibles. Les fascismes défendent la différence et rejettent toute forme d’internationalisme, de l’internationalisme prolétarien à l’internationalisme religieux ou financier ! Il est d’ailleurs comique de voir comment cette vision nationaliste empêche les régimes fascistes pourtant frères de s’entendre…l’Italie et l’Allemagne se haïront cordialement jusqu’à ce que la défaite d’Ethiopie de Mussolini le pousse à chercher alliance avec Hitler.
Le fascisme est donc un phénomène « unique » dans le temps, c’est la première fois qu’une telle sorte de régime existe. Jamais un régime n’aura associé ces valeurs énumérée ci-dessus ensemble.

On en gros une définition du fascisme, ou plutôt de ce que les fascismes ont en commun…il ne faut pas oublier que leur hyper nationalisme les pousse à adopter des visions et des formes de gouvernements différentes.
L’Italie entend défendre la civilisation romaine, Mussolini croit en une résurrection de l’empire romaine, sinon sur les même terre du moins dans l’idée, l’idéologie. Il défend la civilisation, la gloire et l’Histoire de Rome.
En Allemagne, Hitler prend ce tronc commun et lui superpose l’idée de Pangermanisme à la Guillaume II et lui superpose encore la hiérarchie des races au sens scientifique !Bien entendu on part du postulat selon lequel la race Aryenne est supérieure. Cette théorie des races sera le fer de lance de toute la politique du régime dont le but essentiel, et non avoué avant la guerre, est l’extermination du peuple juif !

II_ Des destins différents.

Entre 1919 et 1939, à peu près tous les pays ont été tentés par le fascisme. Certains on tenu bon, d’autre y ont sombré. Dans les pays devenu fascistes, le terrain intellectuel était favorable…en Allemagne, le national-socialisme se greffe sur un nationalisme important. Il faut également une place internationale spécial…l’Italie a été humiliée par ses alliés, les pays du Danube sont récemment créés et se cherchent une place…il faut se chercher une place sur la scène internationale…le fascisme flattera cet orgueil ; les fascismes s’installent aussi dans les pays très touchés par les crises d’après-guerre, notamment celle de 29, ou la débâcle du mark en Allemagne en 23. D’ailleurs, plus la crise a n impact important, plus le fascisme réussira. Enfin, combiné à cela, il ne faut pas oublier la peur globale du communisme. A travers toute l’Europe on craint la déferlante communiste…dans un pays fragile, cela finit de donner des opportunités au fascisme.

Ces régimes fascistes sont-ils pour autant la cause de la guerre ? Y’a-t-il un lien logique, naturel entre ces idéologies et la guerre en 39…plusieurs cas : pour la nazisme, bien sûr, la visée de l’idéologie étant le contrôle du monde par la race Aryenne, tôt ou tard il y aura forcément guerre…selon Hitler c’est même préférable à des règlements pacifiques. Tout dans la politique nazi (intérieure ou extérieur) prépare à la guerre, le nazisme n’a vécu que pour cette deuxième guerre mondiale qu’il pensait gagner… !
Néanmoins, dans les autres cas, le fascisme prédispose à la guerre…les valeurs défendues par le fascisme sont barbare et conduisent tôt ou tard à la guerre : exaltation de la violence, nationalisme exacerbé…l’un dans l’autre, la défense de la nation finit par l’agression logique des voisins considérés comme hostiles. Enfin, le fascisme a besoin de la guerre comme justification de sa politique…on ne peut monter une nation contre le reste du monde sans, à un moment ou à un autre, lancer une attaque qui justifie l’effort d’union de la nation…Accroître le territoire est tôt ou tard un nécessité pour le fascisme.
Certes, les fascismes ne sont pas les seules causes de la seconde guerre mondiale, il y a bien d’autres causes…cependant, tôt ou tard un conflit au moins local devait éclater du fait des régimes fascistes, sans pour autant devenir mondial…le stade de guerre mondial est atteint de fait d’autres facteurs.

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Re: Introduction à l'Histoire de notre temps volume III le XXè siècle (chap 1 à6)

Message  Rayanroro13 le Mer 14 Juin - 11:44

Bonjour, tout d'abord je vous remercie pour votre travail, j'ai un examen
Sur ce livre et votre résumé m'a beaucoup aider j'aurai bien aimé savoir si vous avez le résumé du deuxième chapitre de ce livre ? Merci et bonne journée

Rayanroro13

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Re: Introduction à l'Histoire de notre temps volume III le XXè siècle (chap 1 à6)

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